Elle demande qu’il n’y ait pas d’examens le 14 juin!

MotionLa députée Verte Adrienne Sordet veut permettre aux étudiantes de participer à la grève des femmes.

La députée Verte Adrienne Sordet.

La députée Verte Adrienne Sordet. Image: verts-ge.ch

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«Pour permettre aux apprenties, collégiennes et étudiantes de participer à la grève des femmes le 14 juin 2019: pas d’examens ce jour-là!» Tel est l’énoncé de la motion que vient de déposer la députée Verte Adrienne Sordet au Grand Conseil. «Je souhaite qu’un maximum de femmes puissent participer à cet événement! En particulier les jeunes générations, car c’est leur avenir qui est en jeu», motive la parlementaire. Un brin culottée, cette demande au Conseil d’État, et plus spécifiquement au Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP)?

Vraiment pas, considère la jeune élue. Qui rappelle que l’égalité salariale n’est toujours pas atteinte, qu’encore trop de femmes subissent des discriminations, des violences, du harcèlement dans la rue et au travail, et… qu’une grève féministe nationale est justement programmée le 14 juin pour en finir avec toutes ces injustices.

Or cette date tombe en pleine période d’examens… Adrienne Sordet et sa famille politique invitent donc les autorités «à donner des instructions claires pour qu’aucun examen et/ou évaluation ne soient organisés par les établissements du secondaire II le 14 juin 2019». Elle encourage aussi l’État à inciter les établissements de l’enseignement tertiaire et les écoles privées du canton à renoncer à tout examen ce jour-là.

Inégalité salariale

Qu’en pense le DIP, alors que les dates pour la session d’été ne sont pas encore arrêtées? «Comme d’habitude en matière d’objet parlementaire, le département va réserver sa réponse au Grand Conseil», répond Pierre-Antoine Preti, son secrétaire général adjoint, responsable de la communication. Rappelons que le 22 septembre dernier, plus de 20 000 personnes ont manifesté à Berne pour l’égalité salariale et contre les discriminations. Le message est clair pour la députée: «Trente-sept ans après l’inscription de l’égalité entre femmes et hommes dans la Constitution et vingt-deux ans après l’entrée en vigueur de la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg), il est inacceptable que les femmes gagnent 20% de moins pour le même travail et que les rentes touchées par celles-ci soient en moyenne 37% plus basses au moment du passage à la retraite.»

L'exemple de 1991

En 1991, une première grève des femmes avait mobilisé un demi-million d’entre elles! Une réussite qui a largement contribué à l’adoption de la LEg et à la mise en place du congé maternité en 2005. «La grève de 2019 s’annonce tout aussi grande et sera l’élément déclencheur de cette égalité salariale qui se fait bien trop attendre», conclut l’élue Verte. (TDG)

Créé: 12.10.2018, 17h01

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