Pour être délivrée de l’UDC, Christina Meissner a dû payer 10 000 francs

ExclusionL’UDC et la vice-présidente du Grand Conseil ont trouvé un accord «pour solde de tout compte». Sauf la rancœur.

Christina Meissner va verser la somme de 10 000 francs

Christina Meissner va verser la somme de 10 000 francs Image: Keystone

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Le litige financier et judiciaire qui opposait la députée Christina Meissner et son ancien parti, l’UDC, est réglé. La députée va verser la somme de 10 000 francs, soit bien moins que ce qui lui était réclamé au départ. Elle a également retiré son recours en justice contre la décision prise par l’UDC de l’exclure.

L’actuelle vice-présidente du parlement n’en reste pas moins en colère. «Pour retrouver ma liberté, il me faut payer, écrit-elle dans un communiqué. Merci de m’aider à dénoncer cette pratique indigne d’un pays démocratique.»

Une élection houleuse

L’origine de la rupture remonte au 25 février 2016. Le lieu: la salle du Grand Conseil. Ce jour-là, Christina Meissner avait refusé de retirer sa candidature à la vice-présidence au profit de Patrick Lussi, que son groupe lui avait préféré. Et c’est bien elle qu’une majorité avait élue à un poste qui conduit normalement l’année suivante à la présidence. Depuis, c’est la guerre.

Pour réclamer de l’argent à son ancienne membre, l’UDC s’est appuyée sur la convention que signe chaque candidat du parti avant une élection. «Cette convention précise notamment ce que nous attendons des candidats, explique Eric Bertinat, secrétaire général de l’UDC genevoise. En cas de départ du parti, les signataires s’engagent à verser 1000 francs par mois jusqu’à la fin de la législature. La convention date de deux à trois législatures, mais la règle des 1000 francs est de 2013.»

Théoriquement, la législature s’achevant en avril 2018, la facture aurait dû être plus élevée que les 10 000 francs annoncés. En fait, elle l’était au début, mais il y a eu négociation en procédure de conciliation entre les parties.

Le choix de vivre

«J’aurais pu me battre, mais je n’avais pas envie de porter cela encore pendant des années, au risque d’y perdre ma santé, mon énergie et surtout ma motivation à défendre les causes qui me tiennent à cœur, réagit Christina Meissner. C’est la clôture d’une affaire extrêmement pénible, même si j’ai dû payer pour cela.» Eric Bertinat reconnaît également ne pas être mécontent de pouvoir passer à autre chose.

Pour que les choses soient claires, le communiqué de l’élue n’était pas un appel aux dons: «Mais, ajoute la vice-présidente, que ceux qui sont choqués par la pratique dont je suis la victime fassent, comme moi, un don à SOS Femmes.»

(TDG)

Créé: 20.12.2016, 17h50

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