«Je suis déçu en bien par les résultats dans les communes»

VotationsResponsable de l’Aménagement et du Logement, le conseiller d’État Antonio Hodgers n’est pas catastrophé par le refus de Chêne-Bougeries. Il parie sur la concertation.

Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers. Image: Lucien Fortunati

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Conseiller d’État écologiste, Antonio Hodgers commente les résultats obtenus par les référendums municipaux à Bernex, Chêne-Bougeries et en Ville de Genève.

Comment expliquer que Chêne-Bougeries refuse des logements, au contraire de Bernex et de la Ville de Genève?

Globalement, je suis en réalité déçu en bien, comme disent les Vaudois. Le oui des deux autres communes est remarquable car ce sont des votations difficiles à gagner. Habituellement, plus on se rapproche du périmètre des projets immobiliers, plus il y a d’opposants. Et même le non de Chêne-Bougeries n’est pas très appuyé. Ce n’est déjà pas si mal, sachant que les citoyens de cette commune ont toujours tout refusé. Selon moi, ces résultats sont donc une excellente nouvelle. Ils peuvent être interprétés comme un soutien à un développement modéré du canton.

Un développement qui rencontre néanmoins beaucoup d’oppositions.

Aujourd’hui, j’aimerais tendre la main à tous ceux qui ont voté non. Je suis sensible à certaines des questions qu’ils soulèvent, telles que la qualité architecturale, la protection du patrimoine ou les espaces verts. Mais s’il existe un espace de discussion, j’insiste sur un point: Genève ne peut plus continuer à exporter la construction de logements en dehors du canton. Nous en sommes à 600 000 passages de frontière par jour!

Dans ce contexte, le oui de Bernex n’est-il pas particulièrement important?

Oui, du fait que le projet soumis au vote est la première phase du Grand Projet Bernex. Ce n’est rien de moins d’un demi-PAV que l’on va réaliser dans cette région, ce qui transformera Bernex en un pôle régional. Cela dit, il s’agissait également d’un projet très consensuel qui, avant le lancement du référendum, n’était combattu que par l’UDC.

Comprenez-vous le malaise de certains Genevois par rapport au développement économique du canton?

En tant que Vert, je ne peux qu’être réceptif à un discours qui dit qu’il n’est pas possible de se développer indéfiniment. Il est également juste de souligner le rapport entre développement économique et aménagement du territoire. Alors, oui, il ne faut pas chercher la croissance à tout prix. Mais il n’est pas question non plus de mettre Genève sous une cloche de verre. Croire qu’on va revenir à la Genève des années 80 et que tout ira bien n’a pas de sens. Pour certains opposants, l’argument environnemental est le cache-sexe d’une posture un peu égoïste. Ce que je souhaite, c’est une croissance maîtrisée qui puisse être en cohérence avec notre aménagement territorial.

Que fera le Conseil d’État du refus de Chêne-Bougeries?

Il va recevoir son Conseil administratif, ainsi que le veut la procédure. Je tiens également à rencontrer le comité référendaire, car j’ai l’impression qu’il n’était pas absolument fermé à tout projet. (TDG)

Créé: 04.03.2018, 18h57

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