Passer au contenu principal

Il va décoder l’ADN d’une centaine de bières

Des scientifiques veulent découvrir les gènes des petites mousses pour les catégoriser selon leur goût.

L’expert en biotechnologie estime qu’un projet sympathique permet aux scientifiques de faire parler de leur travail,
L’expert en biotechnologie estime qu’un projet sympathique permet aux scientifiques de faire parler de leur travail,
STELLA FALCOZ

Gianpaolo Rando, post-doctorant à la Faculté des sciences de l’Université de Genève, veut décoder l’ADN de la bière avec une équipe de chercheurs. Il imagine réaliser un rapprochement entre différentes mousses pour en souligner les particularités gustatives. Les résultats seront ouverts à tous. Une application devrait même voir le jour, afin de guider le consommateur vers le breuvage le plus adapté à ses goûts. Cette recherche ne pourra aboutir que si le biotechnologiste parvient à financer son projet, d’un coût de 10 000 francs, d’ici à la fin du mois. Un défi en bonne voie d’être relevé. Etudier les propriétés de la bière n’était pas une évidence. Gianpaolo Rando et trois autres scientifiques désiraient se lancer dans un projet qui plairait au grand public et pouvant lui être présenté. «On terminait souvent nos discussions autour d’une pression, se rappelle le post-doctorant. C’est ainsi que l’on a réalisé l’intérêt d’une étude sur l’ADN de la bière». Le Milanais d’origine, spécialisé dans les études sur l’ADN et l’alimentation, remarque: «La culture de la bière était bien moins développée en Italie, lorsque j’y vivais. Là-bas, je commandais une pression, en précisant seulement si je la voulais petite ou grande. En Suisse, les bars possèdent parfois 200 sortes de mousses différentes!»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.