Passer au contenu principal

Le débat sur les étrangers à la tête des régies s’envenime

L’échec de la nomination de Guy Vibourel à la tête des TPG a relancé une controverse que l’on pensait dépassée. Une clarification s’impose, car les lois genevoises en la matière sont contradictoires

L’échec de la nomination du patron de Migros Genève, le Français Guy Vibourel, à la présidence des Transports Publics Genevois (TPG) a mis le feu aux poudres. Estompé, voire absent des débats depuis des lustres, le critère de la nationalité ressurgit comme un élément déterminant pour nommer un président, un administrateur, voire un directeur de la galaxie des entreprises publiques cantonales (SIG, TPG, HUG, Hospice, Aéroport). L’explosion peut surprendre. Car, d’une part, tous les présidents et directeurs des entreprises publiques concernées sont Suisses ( voir ci-dessous) et, d’autre part, les étrangers abondent au plus haut niveau des institutions culturelles ou d’enseignement depuis des années (lire ci contre) sans que cela ne soulève de difficultés. Pour les entreprises publiques, la situation est toutefois nouvelle. Auparavant, les conseillers d’Etat étaient automatiquement présidents de leurs entreprises de tutelle. Ce n’est plus le cas. Et le débat entamé autour de l’assouplissement de la loi sur les TPG indique la nécessité de clarifier la situation.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.