Data visualisation: «Genève, aussi bruyante que Shanghai»

Arts numériquesLes données environnementales de sept villes sont exposées par des artistes à l’Abri jusqu’au 6 mai.

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En levant la tête vers le ciel, en ville, on remarque parfois de drôles de petits appareils accrochés aux balcons. Ces senseurs sont utilisés par la Ville pour saisir des données environnementales, comme la qualité de l’air ou la pollution sonore. Mais où sont archivées ces données? Un scientifique du dimanche peut-il les comprendre? Un concours d’art numérique, porté par l’association genevoise Lift en association avec la Ville, rend ces chiffres accessibles à tous.

Première étape, installer des senseurs environnementaux dans les foyers d’habitants de sept villes du monde, dont Shanghai, San Francisco ou encore Rio. En février, quatorze de ces appareils ont été installés à Genève.

Des artistes du monde entier ont ensuite participé au concours. Ils viennent d’horizons variés, sont étudiants en arts numériques, scientifiques ou architectes. Et partagent le même but: donner la possibilité aux citoyens de comprendre ces informations qui les concernent. «L’idée est surtout de rendre les données esthétiques, révèle Johann Recordon, de l’association Lift. Elles deviennent ainsi accessibles. Ouvrir les données au public, c’est favoriser l’innovation, ouvrir le débat civique sur l’état de nos villes.»

Sur les 34 projets présentés, 14 ont été récompensés et 8 sont exposés jusqu’au 6 mai à l’espace culturel l’Abri. L’exposition est réussie: la magie opère, les températures, taux de pollution et autres degrés d’humidité s’illuminent, se colorent. La météorologie devient ludique. Mais souligne la réalité de nos problèmes environnementaux. «Les chiffres méritent d’être analysés de manière poussée, mais Genève est une ville très bruyante, annonce Johann Recordon. Comparable à une mégalopole comme Shanghai! Chaque quartier a son rythme de nuisances, elles durent tard dans la nuit aux Pâquis, commencent très tôt le matin aux Acacias. Comprendre ces données permet de se battre contre la source de ces nuisances, qui n’est pas toujours celle que l’on croit.»

L’Abri 1, Place de la Madeleine. Entrée libre jusqu’au 6 mai (TDG)

Créé: 01.05.2015, 18h01

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