«On a fait des crises de panique»

Attentat de NiceLes deux filles de l'ancien porte-parole de la mosquée du Petit-Saconnex ont réchappé à l’attentat du 14 juillet à Nice.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué la tuerie ayant fait 84 morts lors des célébrations de la fête nationale le 14 juillet dans la ville française de Nice, rapporte samedi l'agence Amaq, liée au groupe djihadiste.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué la tuerie ayant fait 84 morts lors des célébrations de la fête nationale le 14 juillet dans la ville française de Nice, rapporte samedi l'agence Amaq, liée au groupe djihadiste. Image: AFP

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Les deux filles d’une figure musulmane à Genève, Hafid Ouardiri, ont réussi à s’extirper de la foule paniquée le soir du 14 juillet à Nice. En vacances sur place, elles quittaient la promenade des Anglais lorsqu’elles ont vu le camion fou et ont entendu des tirs. L’une d’elles, Dinah, 18 ans, décrit cette nuit infernale qu’elle n’oubliera jamais.

«On a entendu des gens crier «Attentat!» Il y avait des hurlements. J’ai vu un camion à l’arrêt, abîmé à l’avant. Je n’ai pas compris. Au moment où l’on a entendu des coups de feu, là, j’ai compris», témoigne-t-elle. Avec sa sœur jumelle, Lina, et des amies, elles courent se mettre à l’abri dans un bar. «On a fait des crises de panique, parce qu’on pensait qu’on allait venir nous tirer dessus à l’intérieur», confie Dinah. La police débarque au bout de quelques minutes seulement. «On nous a dit de sortir en courant le plus vite possible pour rejoindre le centre-ville. Des gens réfugiés avec nous n’osaient pas bouger parce qu’on entendait encore des tirs dehors.» Dinah et Lina choisissent de filer, mais à l’extérieur, c’est toujours la panique. Elles se réfugient alors dans un restaurant. C’est là qu’elles apprennent par la police ce qu’il vient de se passer. Déboussolées, séparées entre-temps de leurs amies, les jumelles sont finalement accueillies par des habitants.

«Sur le coup, on n’a pas touché à nos téléphones, parce qu’on était prises par une peur constante», se rappelle Dinah. Pourtant, ils n’ont cessé de sonner dans le vide… pendant trois heures. A l’autre bout du fil, il y avait leur père, resté à Genève. «J’ai appris ce qu’il se passait aux environs de minuit et demi, et j’ai appelé, appelé, appelé mes filles, tout en zappant d’une chaîne à l’autre. C’était effroyable. Je croyais que mes enfants étaient parmi les victimes», confie Hafid Ouardiri. Le directeur de la Fondation pour l’entre-connaissance, ancien porte-parole de la mosquée du Petit-Saconnex, a vécu une nuit blanche jusqu’à ce que l’une d’elles décroche. «Mes filles sont saines et sauves mais tant de personnes y sont restées. Cet acte terroriste est effroyable.»

Plus question pour les jumelles de rester à Nice. Mais cette nuit de peur hante maintenant leur sommeil. «Je me rends compte de la chance que j’ai eue parce qu’on n’était pas en plein milieu de la foule, parce que j’ai retrouvé mes amies et que je suis restée avec ma sœur, glisse Dinah. Je pense à toutes ces familles endeuillées…»

Créé: 17.07.2016, 19h53

Dinah (à droite) et sa sœur jumelle Lina (à gauche) avec leur père Hafid Ouardiri (au centre) (Image: DR)

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