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Le cri du cœur des communes en faveur de la culture

Douze municipalités demandent au Conseil d’État de renforcer le partenariat en la matière.

Le théâtre Le Crève-Cœur à Cologny est, par exemple, largement subventionné par la commune alors que l’audience dépasse largement les colognotes. D'où l'appel lancé au canton.
Le théâtre Le Crève-Cœur à Cologny est, par exemple, largement subventionné par la commune alors que l’audience dépasse largement les colognotes. D'où l'appel lancé au canton.

Douze signatures figurent au bas du courrier envoyé au Conseil d’État. Au nom de Carouge, Cologny, Confignon, la Ville de Genève, Le Grand-Saconnex, Lancy, Meyrin, Onex, Plan-les-Ouates, Satigny, Vernier et Versoix, les conseillers administratifs chargés de la culture ont adressé hier un message commun au Canton.

L’objectif: demander aux nouvelles autorités élues ce printemps de mettre en place «un véritable partenariat autour des enjeux culturels»; de reprendre les «négociations autour des grandes institutions culturelles actuelles ou planifiées» ou encore de «contribuer de manière concrète au soutien des institutions et manifestations d’importance régionales dans les communes».

À l’image du théâtre Le Crève-Cœur à Cologny. «Nous subventionnons déjà pas mal ce théâtre, précise la maire Cristiana Juge (Hors Partis). Or, son audience dépasse largement la commune puisque seules 5% des entrées sont colognotes.» D’où l’appel adressé au Canton. «D’autant que, dans l’ensemble, nous avons constaté un désengagement de l’État en matière culturel», notamment dans le cadre de la Loi sur la répartition des tâches (LRT).

Particulièrement concernée par cette loi, la Ville de Genève affiche son souhait de voir les négociations avec le Canton reprendre au sujet du Grand Théâtre comme de la Bibliothèque de Genève. «L’idée, souligne le maire PS Sami Kanaan, consiste à dépasser les blocages actuels afin de revenir à l’esprit de la loi cantonale sur la culture votée en 2013.»

Se réjouissant de la «prise de conscience des grandes communes urbaines mais pas seulement», le socialiste résume: «Au-delà de la LRT, nous voulons établir une approche concertée. Afin de trouver ensemble, communes et nouveau Conseil d’État, les bonnes réponses.»

Citant un discours de Saint-Pierre jugé encourageant, «puisque la culture arrive juste après la mobilité», Sami Kanaan conclut: «Dans un territoire en pleine mutation démographique, urbanistique et économique, la politique culturelle, c’est ce qui amène du liant, du sens et qui contribue au rayonnement de Genève.» Un avis que partage Cristiana Juge.

Reste à ce que cette déclaration commune ne reste pas lettre morte. Au vu de la première réaction positive de son principal destinataire, le nouveau conseiller d’État chargé de la Cohésion sociale, Thierry Apothéloz, cela ne devrait pas être le cas. «Quand les communes se mobilisent pour une politique publique, c’est forcément bon signe, lance le socialiste. Je me réjouis de traiter ce dossier en priorité.»

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