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Le coût des précipitations neigeuses à Genève

La neige engendre des coûts directs et indirects. Bilan comptable

Si les âmes romantiques se pâment devant le spectacle de la neige, les esprits prosaïques préfèrent comptabiliser les dépenses occasionnées par les chutes de poudreuse. Aussi belles soient-elles, celles-ci engendrent des coûts directs et indirects partiellement chiffrables. Ainsi, pour Pierre Liaudat, chef de la Voirie en Ville de Genève, il ne sera possible de connaître la facture exacte qu’à la fin de la saison: «Les montants varient énormément d’une année à l’autre. L’an passé, 660 000 fr. ont été dépensés, l’année précédente 900 000.

»Ces chiffres comprennent le prix du sel, les indemnités, les heures supplémentaires et les prestations des entreprises privées. En revanche, ils ne prennent pas en compte les kilomètres des camions et leur amortissement.» Durant quarante-huit heures, pas moins de 220 hommes ont été engagés sur le terrain. A partir de 2 h 30 lundi matin, 13 camions et 25 petits engins se sont escrimés à chasser la neige. Des équipes ont continué dans la journée. «Certains font simplement leur journée de travail la nuit, pour laquelle ils perçoivent une indemnité. Il y a aussi les collaborateurs d’autres services qui sont affectés au service de déblaiement», poursuit Pierre Liaudat. Seuls chiffres précis, les 100 tonnes de sel épandues hier, qui reviennent à 190 fr. la tonne, soit 19 000 francs pour le salage.

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