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Un court-métrage tourné en trois jours

Pendant dix jours, une frénésie de tournages a déferlé sur Genève grâce au Kino Kabaret. Reportage.

«Fais-moi un clap!» lance Frédéric Baillif à son assistante d’un jour, Emilie Chappatte. La jeune étudiante en cinéma s’exécute, mais le réalisateur de Geisendorf et de Tapis Rouge la reprend: «Un peu plus au centre, s’il te plaît.» Re-clap! La comédienne Lise Baillod improvise une tirade sur les courses à la Migros. Au plan suivant, son partenaire Daniel Toman doit s’endormir, assommé par ce propos lénifiant.

Quelques prises suffisent et la scène, qui se passe dans un café de la Jonction, est dans la boîte. Pas le temps de refaire les prises à l’infini; l’équipe n’a que trois jours pour tourner et monter Boys don’t cry, le court-métrage de Frédéric Baillif pour la troisième édition du Kino Kabaret à Genève. Nous sommes mardi et le film doit être projeté jeudi, à la soirée de clôture.

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