La Course de l’Escalade n’a jamais été aussi décontractée

Course à piedÉtalée sur deux jours, l’épreuve absorbe mieux la foule de ses coureurs et le public. Une réussite à mi-parcours.

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La Course de l’Escalade a-t-elle vraiment changé, elle qui prend désormais ses aises sur deux jours? A première vue, non! Un coup de canon et la voilà qui s’élance, tambour battant, dans le sillage bodybuildé et caparaçonné des Seahawks. Cela sent l’huile de massage, la soupe de légumes et le vin chaud. Il y a du monde au balcon de la Treille et des fourmis dans les baskets. Seulement voilà, ce ne sont pas les poussins qui ont pris leur envol. On leur a chipé un privilège. Au bonheur des dames! Ce sont elles qui ont ouvert le bal de cette 41e édition reformatée, lumineuse et joyeuse.

Pour inaugurer sa nouvelle configuration, la plus grande course de Suisse ne pouvait espérer plus beau décor céleste. «Dommage que les enfants essuieront les plâtres dimanche matin», grogne un père rabat-joie en consultant les grenouilles de son smartphone. La pluie qui s’invite, c’est la seule mauvaise nouvelle du week-end. «Il faudra faire avec», philosophe Jerry Maspoli, le nouveau président du comité d’organisation. Pour le reste et même s’il est encore bien trop tôt pour tirer un bilan, le Stadiste se dit ravi. «L’ambiance aux Bastions est très sereine. Le public est là, il circule sans se bousculer. C’est ce qu’on voulait. Se donner de l’air et retrouver le plaisir.»

De fait, cela fait depuis longtemps que l’on n'avait plus ressenti une atmosphère aussi décontractée. Les bénévoles s’activent sans stress. La traversée des Bastions ne ressemble plus à un parcours du combattant. Les pelotons se suivent et s’assemblent sans heurt. Douce euphorie baignée de soleil. «Il y avait peut-être un peu moins de monde au bord du circuit, mais quel enthousiasme! Avec de tels encouragement, on se sent pousser des ailes. Il faut juste veiller à en garder sous la semelle pour ne pas finir sur les rotules», s’exclame une concurrente. En attendant, ce dimanche, les cracks de l’élite - Julien Wanders et Helen Bekele en tête - ce sont les juniors genevois Carolina Hernandez-Pitta (17’29) et Brice Morisseau (23’16) qui ont signé les meilleurs chronos de la journée.

Avec les catégories mixtes, la Marmite et le walking, la course se fait festive et communautaire. Dimanche, après une bonne nuit de repos, elle sera juvénile et empressée.

(TDG)

Créé: 01.12.2018, 19h03

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