Un courrier aux futurs retraités des TPG alarme

Régie publiqueUne information sur la retraite anticipée a suscité la crainte d’une éventuelle pénurie de chauffeurs.

Image: Pascal Frautschi

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Le 1er janvier prochain, le taux d’intérêt technique de plusieurs caisses de retraite, dont celle de la Fondation de prévoyance en faveur du personnel des Transports publics genevois (FPTPG), diminuera de 3,5% à 2,75%. En avril, près de 240 employés des TPG, âgés de plus de 58 ans, ont ainsi été invités par courrier à effectuer une simulation pour anticiper l’impact de ce changement sur leur retraite. «Ce courrier a été envoyé par souci de transparence et afin d’anticiper au maximum nos besoins», souligne Nicolas Charbonnier, directeur des ressources humaines des TPG. «Une enveloppe de 2 millions a été débloquée pour compenser le manque à gagner des plus de 58 ans en vue d’une future retraite», poursuit David Gagliardo, directeur de la FPTPG.

L’information a soulevé des craintes. «Le taux d’absentéisme est très élevé chez les chauffeurs, il manque des effectifs et on ne sait combien de personnes vont maintenant choisir la retraite anticipée», explique Christian Abbas, de l’Association syndicale indépendante du personnel des TPG. A ce jour, une vingtaine de demandes de retraite anticipée ont été enregistrées pour le courant de 2017. «Les demandes peuvent être faites jusqu’à la fin de septembre, mais il n’y a aucun risque que cela crée une vague de départs», assure David Gagliardo. «Nous avons prévu un minimum de 40 postes de plus en 2017, notamment pour faire face au taux d’absentéisme. Les départs à la retraite comme les départs naturels seront eux aussi remplacés», poursuit Nicolas Charbonnier.

Depuis un an et demi, aucun travailleur frontalier n’a été engagé aux TPG afin de respecter la préférence cantonale. «Cela ne nous dérange pas mais cela ne suffit pas, s’inquiète Christian Abbas. Lorsque l’on doit engager rapidement, les frontaliers qui ont déjà des permis spéciaux et sont déjà formés nous permettent de respirer.» Nicolas Charbonnier confirme n’engager que «des chômeurs compétents et motivés» et reconnaît que le processus prend trois à quatre mois. Il ne se dit «pas trop inquiet»: deux campagnes de recrutement ont été lancées en 2016 et la préférence cantonale se traduit essentiellement par «une invitation à privilégier les chômeurs et chômeuses».

Créé: 22.08.2016, 17h59

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