De la cour de récré à la piste d’athlé

Course de l'EscaladeÀ Florimont, comme dans tout le canton, les enfants sont toujours plus nombreux à s’entraîner.

Séance d’entraînement collectif à l’Escalade à l’Institut Florimont. Cette année, Julien Lyon (à g.), champion d’Europe de semi-marathon par équipes 2016, accompagne les élèves dans leur préparation. Depuis septembre, ils se retrouvent deux fois par semaine au stade de Florimont. À une semaine de la course, on se donne à fond.

Séance d’entraînement collectif à l’Escalade à l’Institut Florimont. Cette année, Julien Lyon (à g.), champion d’Europe de semi-marathon par équipes 2016, accompagne les élèves dans leur préparation. Depuis septembre, ils se retrouvent deux fois par semaine au stade de Florimont. À une semaine de la course, on se donne à fond. Image: Georges Cabrera

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Depuis le portail de l’Institut Florimont, les élèves fixent le stade du même nom. Cent mètres tout au plus les séparent de l’entrée, soit le quart d’une piste d’athlétisme. L’excitation est palpable, midi a sonné, l’entraînement doit commencer. «On veut courir! On veut courir!» reprennent en chœur les gamins. Sous le regard protecteur des encadrants, les portes tombent, ils peuvent s’élancer. À vos marques, prêts, feu… Partez!

À une semaine du départ de l’Escalade, l’excitation n’est pas feinte. Ils sont d’ailleurs une cinquantaine à répondre présent ce vendredi à l’invitation du coach Julien Lyon, champion d’Europe de semi-marathon par équipes 2016 et ancien élève de l’institut. Un programme bihebdomadaire, entamé en septembre et visant à préparer au mieux les coureurs en herbe. «L’idée était de s’appuyer sur un noyau d’une dizaine d’enfants particulièrement motivés et de proposer en parallèle à tous de tester la course à pied.» Des entraînements libres, ludiques et en phase avec le désir de l’institut de bien figurer au classement par écoles de la célèbre épreuve genevoise.

Sur le terrain, les enfants répondent positivement. Les sourires sont de rigueur; on lève les jambes à hauteur de ses moyens dans un exercice piloté par coach Julien. «J’ai lancé le programme Escalade il y a maintenant onze ans, se souvient Georges Léger, responsable du département des sports de l’institut. On voulait s’appuyer sur un événement local populaire pour encourager la pratique de la course à pied. Pari gagné, je dirais. En une dizaine d’années, les inscriptions à l’Escalade sont passées d’une trentaine à plus de 300.»

Une tendance qu’on retrouve un peu partout dans le canton. Entre 2007 et 2017, le nombre d’inscrits de moins de 19 ans est passé de 9007 à 14 152. Une explosion qu’a su accompagner l’association Sant«e»scalade, qui se sert de la notoriété de l’événement genevois pour inscrire l’activité physique – des séances hebdomadaires d’une heure trente durant les huit semaines précédant la compétition – et la bonne nutrition dans le quotidien des enfants. «À ce jour, une centaine d’établissements scolaires du canton participent au programme, se félicite Marc Vassant, président de l’association. 4600 enfants sont concernés aujourd’hui contre 600 à nos débuts, il y a onze ans.»

Au stade de Florimont, des enfants sont à l’arrêt. On discute, on se repose. «C’est quoi ton objectif à toi?» lance une petite fille à son amie. «D’être dans les vingt premiers», répond Elsa, 10 ans. Même discours du côté de Victor, 7 ans, qui aime courir «pour être fort» et «être dans les dix, vingt premiers». «La compétition fait partie de la course à pied, analyse Julien Lyon, et nous encourageons les élèves à se fixer un objectif. Les bons résultats participent à l’émulation qui entoure la course. Après, notre message premier reste le plaisir de l’activité physique.»

Un message qu’Olivier Baldacchino, coach privé de course à pied, s’attelle à transmettre lui aussi. Surtout depuis qu’il a ouvert, cette année, un cours à destination des enfants. «La demande reste marginale, analyse le principal intéressé. Elle concerne moins d’une dizaine de petits par an et provient surtout des parents, qui me connaissent comme client. Je leur propose d’améliorer leur technique, entre autres, mais les clubs restent les mieux qualifiés pour les encadrer.»

Lewis Pieyre, 13 ans, prépare depuis deux ans son Escalade avec un coach privé et n’a aucune envie de s’en passer: «Ce n’est probablement pas banal, à mon âge, de faire appel à un entraîneur, concède-t-il. Mais depuis que je cours avec lui, je suis tout simplement meilleur.»

Créé: 01.12.2017, 19h04

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