Coups de couteau en série à Genève: le dossier s’alourdit

Rue de la CitéSuspecté de plusieurs brigandages, un homme aurait commis une autre agression en Vieille Ville.

La police enquête sur plusieurs agressions au couteau.

La police enquête sur plusieurs agressions au couteau. Image: Laurent Guiraud

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L’affaire du duo de Marocains mis en prévention pour tentative d’assassinat s’étoffe . Les deux détenus, défendus par les avocats Mes Giovanni Curcio et Imad Fattal, sont déjà soupçonnés d’avoir poignardé un passant qui rentrait chez lui dans la nuit. Les faits s’étaient déroulés il y a un an et demi non loin de la rue Voltaire, dans le quartier des Délices.

Or, la Tribune de Genève vient d’apprendre que le premier suspect aurait également pris part à un brigandage survenu en décembre 2017 à la rue de la Cité. Un frère et une sœur étaient de sortie cette nuit-là en Vieille-Ville. Soudain, deux à trois inconnus les abordent de la même manière que lors de l’agression aux Délices: «T’as du feu?» Une astuce classique pour dépouiller les victimes de leur argent et de leur téléphone. Un des voleurs tente de fouiller le sac de la jeune femme, son frère s’y oppose. Il est alors poussé au sol par les malfrats et se fait tabasser. Pire, il reçoit plusieurs coups de couteau pendant que sa sœur se fait menacer. Les agresseurs prennent ensuite la fuite, les poches pleines.

Dans cette enquête, les inspecteurs avancent pas à pas. Ils ont notamment constaté que quelques heures avant l’agression des Délices, un passant avait également été poignardé à la rue de l’Encyclopédie avant de se faire dérober son porte-monnaie et son portable. Les blessures sont heureusement moins graves que celles de l’autre victime qui ne doit la vie qu’à l’intervention rapide des secours. Les enquêteurs soupçonnent aujourd’hui le même duo d’avoir commis ce brigandage à l’arme blanche. Les suspects marocains sont à Champ-Dollon depuis fin 2017. Il faut savoir que les deux hommes ont d’abord été arrêtés pour un vol dans le quartier des Vernets. Ils venaient de dérober un portable à un passant. La victime, qui avait un second téléphone sur elle, a immédiatement alerté les forces de l’ordre, qui ont pu «serrer» le duo.

C’est grâce notamment à l’ADN retrouvée sur le portable volé que les enquêteurs ont pu relier les prévenus aux agressions successives de la rue de l’Encyclopédie, de la rue Voltaire et finalement, pour l’un d’eux, de la rue de la Cité dans la Vieille-Ville. Selon nos informations, les deux Marocains auraient également commis des cambriolages. L’un est âgé d’une vingtaine d’années, l’autre d’une trentaine d’années. Ils étaient déjà connus des forces de l’ordre pour d’autres cambriolages, des vols et des brigandages. Le procureur Casonato a mandaté une expertise pour comprendre leur degré de responsabilité au moment des faits ainsi que le risque de récidive. Contactés leurs avocats n’ont pas souhaité faire de commentaires.

Créé: 22.06.2019, 08h34

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