Le cortège des collégiens va bloquer le centre de la ville

ManifestationDes milliers d’élèves vont fêter l’Escalade. Bouchons en vue dans plusieurs artères importantes entre 9h et 11h30, et au pont du Mont-Blanc.

De nombreux collégiens déguisés se presseront ce vendredi dans les rues de Genève.

De nombreux collégiens déguisés se presseront ce vendredi dans les rues de Genève. Image: Laurent Guiraud

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Vendredi, tout est permis. Les banquiers ôtent leur cravate. Ils optent pour le friday wear ou friday casual. Mais ils restent dans leurs bureaux. Depuis leurs fenêtres donnant sur la rade ou la rue du Rhône, ils pourront observer le cortège des collégiens qui, eux, ont décidé de sortir pour fêter l’Escalade à leur manière, avec de la farine et de la mousse à raser. Déguisés, pour la plupart. Et escortés par des vélos cargos camions sur lesquels peuvent se produire des groupes musicaux. A cause d’un stupide accident qui avait eu lieu l’an dernier, les camions ont été interdits. Ce «picoulet» va démarrer ce matin, dès 9 heures. Le cortège partira du nord, du Collège et école de commerce André Chavanne. Les élèves - plus de mille avec ceux de Rousseau - emprunteront l’avenue Trembley. La descente continuera rue de la Servette, puis rue de la Prairie, histoire de voir si les jeunes ingénieurs les rejoindront. Avant dix heures, ils devraient opérer la jonction avec ceux de Voltaire, passés maîtres dans l’organisation de cette fête spontanée. Le cortège se dirigera ensuite vers la gare Cornavin, obliquera rue de Chantepoulet avant de déboucher sur le pont du Mont-Blanc. Après un passage sensible rue du Rhône, il arrivera vers 11h30 au parc des Bastions. Le mot “picoulet” se réfère à une ronde enfantine chantée et dansée. Le cortège devrait être bon enfant. Des débordements ne sont pas exclus, et la police va encadrer cette manifestation dont l’origine remonte à la moitié des années 1970.

Le premier grand cortège des collégiens date de décembre 1976

Tout a vraiment commencé en 1976...

En décembre 1976, trois collèges donnaient le ton: Rousseau, Voltaire et Claparède. Les collégiens de ce dernier établissement avaient alors rejoint à pied le centre ville, bloquant en partie la route de Malagnou. Ceux de Claparède avaient alors “libéré” les collégiens de Candolle (situé alors rue d’Italie) et ceux de Calvin, dont on disait à l’époque qu’ils avaient encore du lait derrière les oreilles. Les classes avaient été ouvertes, voire forcées lorsque les maîtres avaient choisi de s’enfermer avec leurs élèves. En ville, des dégâts notamment commis sur des automobiles de luxe stationnées en ville avaient donné lieu à des dépôts de plainte. Cette année, la direction de Claparède souhaite plus ou moins fermement que ses 800 élèves ne se rendent pas en ville. Mais restent en campagne, où diverses activités et réjouissances ont été préparées pour eux. Très éloignés du centre, les 1000 élèves du Collège de Saussure, les 700 de Sismondi et les centaines d’autres potaches éclatés entre de-Staël et Emilie-Gourd devront choisir en leur âme et conscience: aller au cortège? Ne pas y aller? Quant au Collège Calvin, situé juste à côté de l’ancienne prison de Saint-Antoine, il va prendre des airs de forteresse. Seuls les élèves portant un badge pourront participer aux fêtes prévues, en particulier en soirée. Et l’ensemble des manifestants seront sensibilisés aux dangers de l’alcool. Histoire de prévenir les dérapages liés aux beuveries. (TDG)

Créé: 06.12.2018, 19h43

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