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Le cortège des collégiens compte un blessé et trop de bagarres

La fête a été gâchée par les mauvais coups. Trois interpellations au moins et un blessé sérieux suite à un accident durant le parcours. Reportage.

Genève, 8 décembre 2017. Rue du Stand. En route pour rejoindre le défilé des collégiens pour l'Escalade. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 8 décembre 2017. Rue du Stand. En route pour rejoindre le défilé des collégiens pour l'Escalade. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 8 décembre 2017. Rue Voltaire.Traditionnel défilé des collégiens pour l'Escalade. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 8 décembre 2017. Rue Voltaire.Traditionnel défilé des collégiens pour l'Escalade. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 8 décembre 2017. Traditionnel défilé des collégiens pour l'Escalade. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 8 décembre 2017. Traditionnel défilé des collégiens pour l'Escalade. Photo: Laurent Guiraud.
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D’abord un calme assez inhabituel aux abords du collège Voltaire et sur les trottoirs de la rue du même nom. Il est bientôt 10h et il ne se passe rien, ce vendredi matin. Ou presque. Deux gros semi-remorques sont en attente un peu plus haut, à l’intersection avec la rue des Délices. Camions aux trois-quarts vides, décoration simplifiée sur chaque face; seules les enceintes crachent leurs décibels, fixant le niveau sonore du picoulet à venir qui se met en place mollement.

La suite est plus claire, plus énergique aussi. Le gros du cortège déjà formé descend la rue de Lyon. Il occupe la totalité de la chaussée, des centaines de collégiens en mode résolument festif. Quatre nouveaux semi-remorques – même longueur, même poids (40 tonnes) – sont du voyage. La jonction s’opère dans une ambiance qui va crescendo.

Les sonos embarquées se livrent une sacrée «battle» acoustique. Le char de Voltaire, plutôt dansant dans son répertoire musical, affronte la déferlante électronique venue de Rousseau et Sismondi. Compétition sans vainqueur désigné. Idem pour les costumes. La mode est aux achats sur Internet. Des ensembles colorés qui s’enfilent comme une combinaison et servent de deuxième peau, histoire de se protéger des projectiles éclaboussants.

Les œufs ont disparu, la mousse à raser, indémodable, continue à mousser les visages. Quant aux bouteilles de PET d’un litre, chargées d’assurer le ravitaillement alcoolisé, elles passent de mains en mains et se vident à la vitesse de l’éclair; ça boit, sans surprise, mais ça boit beaucoup. Et les susceptibilités à fleur de peau se réveillent. Une première bagarre sur la rue Voltaire, à l’angle de la rue du Vuache. Un adolescent à la corpulence athlétique couche à même le trottoir un collégien d’un balayage de la jambe, avant de le rouer de coups de pied devant témoins.

La victime n’a rien compris, rien vu venir. Elle se plaint de douleurs à l’abdomen et au bras. La police intervient, des inspecteurs de la Brigade des mineurs. L’agresseur est identifié et contrôlé. Il n’avait rien à faire là, sinon le coup de poing pour marquer sa présence belliqueuse.

D’autres bagarres malheureusement, pareilles dans la soudaineté et la brutalité. Du côté de Rive d’abord, puis juste avant l’entrée des Bastions, au croisement avec la rue Imbert-Galloix. Là, trois individus qui n’ont plus l’âge d’aller au collège tombent sur un quatrième. Embrouille sans contenu mais conséquences drôlement poivrées. Les policiers interviennent en utilisant leur spray. Résultat immédiat: les frappeurs pleurent comme des enfants. Ils gémissent et c’est douloureux.

On les retrouve plus tard devant la tente des Samaritains. Douches répétées sur le visage, le fourgon cellulaire qui vient de se garer non loin du Mur des Réformateurs est pour eux. Triple interpellation, direction les violons de l’Hôtel de police. Dans le même secteur, des ambulances, des brancards à roulettes sillonnant le parc et la mauvaise nouvelle du jour, communiquée par Dr Marc Niquille, le responsable de la Brigade sanitaire cantonale: «Nous avons dû intervenir à quatre reprises avec nos ambulances le long du parcours, explique-t-il. L’événement le plus grave, dans le secteur de Chantepoulet, concerne la chute accidentelle d’un jeune participant, lequel est passé sous la roue de l’un des camions. Ses jours ne sont pas en danger, mais il souffre de fractures.»

A 13h, les secouristes continuaient à s’activer sous la tente chauffée. Du travail plein les bras: 25 jeunes avaient déjà été pris en charge et d’autres arrivaient encore, dans des états qui ne leur permettaient plus de marcher sans le soutien rapproché de leurs camarades. «A 8h déjà, certains élèves étaient ivres. Il y a quelque chose d’un peu décourageant dans cette consommation alcoolique», note l’un des jeunes organisateurs, le visage fatigué.

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