Les coopératives, la bonne affaire pour les locataires

LogementLe loyer des coopératives est souvent nettement plus bas que celui en vigueur sur le marché libre.

Un immeuble coopératif au 55, route Jean-Jacques Rigaud à Chêne-Bougeries, réalisé par la coopérative Codha.

Un immeuble coopératif au 55, route Jean-Jacques Rigaud à Chêne-Bougeries, réalisé par la coopérative Codha. Image: Lucien Fortunati

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Loger dans une coopérative reste la bonne affaire. Les loyers y sont plus bas, parfois nettement, et ils sont aussi beaucoup plus stables dans le temps. C’est une réalité que l’Office cantonal de la statistique (Ocstat) rappelle dans sa dernière publication. En soulignant que ces logements coopératifs sont rares: à peine 3% du marché.

Les coopératives sont les plus avantageuses dans les petits appartements. En moyenne, le deux-pièces se situe à 620 francs, soit 35% meilleur marché que celui en loyer libre. Pour un cinq-pièces, il faut compter 1356 francs, contre 1885 francs dans l’autre catégorie, soit une différence de 28%.

Ces écarts sont d’autant plus importants que l’immeuble est vieux. Une coopérative construite dans les années soixante offre des loyers jusqu’à 42% meilleur marché. À l’inverse, ces différences sont presque nulles dans les immeubles récents.

Changement de locataire

Cet écart selon l’ancienneté s’explique par le fait que les loyers des coopérateurs sont fixés «de manière à couvrir uniquement les coûts qui, en l’absence d’investissements importants, ont tendance à rester stables, voire à diminuer», explique l’Ocstat. À l’inverse, sur le marché libre, les loyers sont ajustés au marché lors d’un changement de locataire.

Ces ajustements créent de fortes disparités sur le marché libre. Si le loyer d’un cinq-pièces est en moyenne de 1860 francs, il se loue 2371 pour un nouveau locataire. Pour un trois-pièces, on passe d’une moyenne de 1241 francs à 1513 francs pour les nouvelles locations.

Hausses moins fortes

Ces disparités devraient à l’avenir s’estomper, car les hausses de loyers lors de relocations sont moins fortes. En 2012, les bailleurs profitaient d’un changement de locataire pour relever le loyer de 20%. Désormais, ces hausses sont de l’ordre de 8,1%.

Contrairement à certaines régions de Suisse, les loyers à Genève continuent donc d’augmenter, mais moins qu’avant.

Pour en revenir aux coopératives, rappelons que leur accès est soumis à l’achat de parts sociales, qui oscillent en général entre 5000 et 20 000 francs.

Créé: 09.11.2019, 10h14

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les 30 ans du mur de Berlin
Plus...