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A contre-courant, Vernier refuse la vidéosurveillance

Après avoir étudié la question en long et en large, Vernier renonce à installer des caméras dans ses lieux sensibles.

Vernier restera une des rares villes à ne pas avoir de caméras dans son espace public.
Vernier restera une des rares villes à ne pas avoir de caméras dans son espace public.
Laurent Guiraud

Plus de la moitié des communes genevoises ont mis leurs lieux sensibles sous vidéosurveillance. Mais pas Vernier. La deuxième ville du canton n’est pourtant pas épargnée par les incivilités et la délinquance. Toutefois, les coûts élevés des caméras de surveillance ont été jugés disproportionnés par rapport aux bénéfices attendus. Avant Noël, une large majorité du Conseil municipal a rejeté deux motions en ce sens. La première, émanant du MCG, demandait d’étudier la possibilité de placer des caméras dans les préaux d’écoles pour lutter contre le trafic et la consommation de drogues, le tapage nocturne, les déprédations et les violences. Seuls 7 élus MCG ont voté pour, largement minorisés face à 22 oppositions et une abstention. La seconde motion, signée par l’UDC et le PLR, voulait tester la vidéosurveillance sur une déchetterie faisant régulièrement l’objet d’incivilités. Elle a fait l’unanimité contre elle. Du moment qu’on renonçait à filmer les préaux d’écoles, il paraissait absurde de le faire pour les poubelles.

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