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Le Conseil d’État passe à une voix du camouflet

Les députés voulaient un plan financier d'assainissement, mais pas celui-là. Il s'en est fallu de peu qu'ils le bazardent.

Séance du Grand Conseil (image prétexte)
Séance du Grand Conseil (image prétexte)
Keystone

Le premier passage du plan d’assainissement des finances du Conseil d’État devant les députés a failli tourner au désastre vendredi. Il s’en est fallu d’une voix pour que le parlement renvoie à l’expéditeur ce document pourtant réclamé par tous, alors qu'il devait le transmettre à la Commission des finances. Cette dernière en avait même fait une condition sine qua non de la poursuite de l’étude du projet de budget 2018.

Mais voilà, après le «non merci» de l’UDC, le PDC Bertrand Buchs a surpris son monde (le ministre des Finances est PDC) en suivant le mouvement. Tout comme le PLR, mais c'était plus attendu. Pour des raisons diamétralement opposées, Ensemble à Gauche s’associe au front du refus. Chacun avait visiblement trouvé dans le catalogue de mesures proposées de quoi le fâcher suffisamment.

Longchamp mordant

François Longchamp avoue sa stupéfaction lorsqu'il prend la parole: «Ce que vous vous apprêtez à faire est quelque peu inélégant. J'ai peur que ce soit mal ressenti par la presse.» Et quelques instants après: «Heureusement, le peuple est là pour corriger les errances politiques au moment des élections! Je crois que c'est en avril et mai prochains.»

Le vote aboutit à une parfaite égalité: 41 voix contre 41. Suspense. Mais le président du Grand Conseil, Éric Leyvraz, tranche pour le renvoi en Commission des finances, contrairement à son groupe, l'UDC.

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