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Le Conseil d’État dit avoir déjà pris toutes les mesures

En réponse au rapport de la Commission d'enquête parlementaire, François Longchamp assure que tout a été fait pour que cela ne se reproduise plus.

Point presse du conseil d'Etat avec: la chancelière Anja Wyden-Guelpa, Mauro Poggia, François Longchamp (président du conseil d'Etat) et Pierre Maudet.
Point presse du conseil d'Etat avec: la chancelière Anja Wyden-Guelpa, Mauro Poggia, François Longchamp (président du conseil d'Etat) et Pierre Maudet.
Laurent Guiraud

À l’issue de sa séance hebdomadaire du mercredi, le Conseil d’État s’est mis à disposition des médias pour répondre aux questions concernant le rapport de la commission d’enquête parlementaire (CEP) dévoilé le matin. François Longchamp (président), Pierre Maudet (Sécurité) et Mauro Poggia (Santé) ne contestent aucun des constats de la CEP, mais ils ne voient pas ce qu’ils pourraient faire de plus.

L’inventaire des dysfonctionnements contenu dans le rapport de la CEP est impressionnant. Tout est vraiment réglé?

François Longchamp (F.L.): Tout d’abord, le rapport n’apporte pas un nouvel élément surprenant qui nous aurait échappé jusque-là. Notre position figure dans la réponse par écrit faite à la CEP. Ensuite, c’est bien parce que le Conseil d’État a pris immédiatement – quasi au lendemain du drame – la mesure des dysfonctionnements qu’il a très vite pris des mesures. Nous avons suivi intégralement les recommandations du rapport de Bernard Ziegler.

Mauro Poggia (M.P.): Concernant le volet des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), je rappelle que c’est un établissement autonome. Il faut donc se référer à sa réponse par courrier à la commission.

Ce nouveau rapport n’aura donc pas d’effet?

Pierre Maudet (P.M.): Dès le début de l’affaire Adeline, notre objectif a été de faire en sorte que cela ne se reproduise plus. Tout ce qui pouvait être fait l’a déjà été. La seule recommandation que l’on ne pourra suivre a trait à la création d’un centre de sociothérapie et à son suivi. Le Conseil d’État s’est déterminé à ce sujet en 2016: il n’y a pas et il n’y aura pas de centre de sociothérapie.

Est-ce à dire que l’outil sociothérapie ne sera plus utilisé?

P.M.: Non, mais la sociothérapie n’est en aucun cas une thérapie médicale. Elle est un des instruments utilisés à Curabilis pour favoriser un possible allégement d’une mesure, voire un retour en liberté. Dans le cadre d’exécutions de peines, elle fera partie du concept de réinsertion qui sera celui de la future prison des Dardelles. Elle sera un segment du processus de réinsertion.

Mais comment expliquer qu’un tel désastre puisse arriver?

F.L.: À l’époque, Charles Beer avait déclaré au nom de tout le gouvernement que l’État avait failli. Nous le redisons aujourd’hui: oui, l’État a clairement failli dans sa mission! Le fait qu’il y ait eu un problème majeur aux conséquences effroyables a été admis de suite.

La création de la CEP n’aura par conséquent servi à rien?

M.P.: Cette commission d’enquête a été créée par la volonté du Grand Conseil. Nous respectons ce choix et il ne nous incombe pas de le critiquer. De son côté, le Conseil d’État estimait que cela n’apporterait rien.

P.M.: C’est un rapport qui confirme a posteriori les décisions prises rapidement, à commencer par le rattachement de La Pâquerette à un seul département au lieu de deux. La question centrale portait sur l’évaluation de la dangerosité. De ce point de vue, le rapport confirme que tout a été mis en place pour maîtriser au maximum le risque.

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