Le Conseil d’État aux abonnés absents

Votations du 9 févrierSix des sept magistrats seront en vacances le jour du scrutin.

À la cathédrale Saint-Pierre un 31 mai 2018. L'Exécutif genevois prêtait serment devant le Grand Conseil lors d'une séance extraordinaire.

À la cathédrale Saint-Pierre un 31 mai 2018. L'Exécutif genevois prêtait serment devant le Grand Conseil lors d'une séance extraordinaire. Image: Laurent Guiraud

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Les votations du 9 février s’approchent. Les Genevois devront trancher sur l’initiative pour des logements abordables, dire s’ils veulent pénaliser l’homophobie, décider s’ils désirent maintenir l’impôt sur les chiens et s’ils veulent urbaniser Cointrin. Malgré ces enjeux importants, le gouvernement sera aux abonnés absents ce jour-là. En effet, six conseillers d’État sur sept seront en vacances, alors même que plusieurs d’entre eux sont directement concernés par les objets de ces votations et se sont impliqués dans les différentes campagnes.

Le Département présidentiel confirme que la quasi-totalité des magistrats se mettront au vert pour les vacances scolaires de février. Conformément à l’organisation en vigueur, «deux conseillers d’État seront à moins de deux heures de Genève et quatre à une distance plus importante», indique Anne Monnerat, chargée de communication. Seule Nathalie Fontanet, qui chapeaute le Département des finances, restera sur le territoire genevois. La chancelière, elle non plus, ne quittera pas le canton.

«La quasi-totalité des magistratsn se mettront au vert pour les vacances scolaires de février»

La grande majorité des magistrats seront donc hors canton ce jour-là. Si cette situation n’est pas contraire à l’usage, qui veut qu’au moins un conseiller d’État soit à Genève lors des vacances, certains d’entre eux sont pourtant directement liés aux sujets des votations par leur dicastère. À l’image d’Antonio Hodgers, président et conseiller d’État chargé du territoire, évidemment concerné par la votation sur l’urbanisation de Cointrin (pour laquelle il a plaidé début décembre lors d’une conférence de presse), mais aussi par l’initiative pour des logements abordables, qu’il soutient publiquement sur le site internet de cette dernière.

«M.Hodgers a pris un engagement familial important il y a neuf mois, bien avant que les sujets de votation ne soient fixés», répond sa chargée de communication, Pauline de Salis. Qui précise: «La décision de tenir un point presse les dimanches de scrutin est prise au cas par cas par le Conseil d’État. Les conseillers d’État concernés sont toujours disponibles pour répondre aux sollicitations éventuelles des médias et un communiqué de presse est envoyé. En l’espèce, compte tenu du nombre de sujets locaux limités pour cette échéance électorale, la tenue d’un point de presse physique ne s’est pas révélée indispensable, vu les moyens de communication modernes.»

En effet, même la magistrate restée à Genève n’organisera pas de débriefing officiel. Pourtant, Nathalie Fontanet est concernée par la votation portant sur l’abolition de l’impôt sur les chiens – à laquelle elle s’est opposée. Chargée de l’égalité, la conseillère d’État s’est aussi mobilisée pour la pénalisation de l’homophobie, appelant la population à accepter l’extension de la norme pénale antiraciste. Elle sera joignable en cas de questions, précise son service de communication.

Thierry Apothéloz, lui aussi, avait pris position publiquement pour l’extension de la norme antiraciste et ne sera pourtant pas présent le jour J. «Il s’est fortement engagé durant la campagne en faveur de cet objet, confirme son porte-parole, Henri Della Casa. En ce premier dimanche de vacances, il entendait bien donner de la visibilité à ce sujet fédéral, en étant actif sur les médias sociaux, mais aussi en restant à disposition des médias traditionnels.»

Créé: 30.01.2020, 21h23

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