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Les concerts de l’aube en exil sur l’île Rousseau

Les lève-tôt se donnent rendez-vous dans cette drôle d’enclave insulaire. Bonnes vibrations, malgré la circulation sur le pont du Mont-Blanc.

Genève, 12 juillet 2017. Mercredi 6h. Les Aubes musicales sont maintenant sur l'île Rousseau. Le jour se lève,et, à sa droite, Rousseau va bientôt entendre de belles envolées musicales. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 12 juillet 2017. Mercredi 6h. Les Aubes musicales sont maintenant sur l'île Rousseau. Le jour se lève,et, à sa droite, Rousseau va bientôt entendre de belles envolées musicales. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 12 juillet 2017. Mercredi 6h. Les Aubes musicales sont maintenant sur l'île Rousseau. Et le soleil pointe son nez entre deux nuages. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 12 juillet 2017. Mercredi 6h. Les Aubes musicales sont maintenant sur l'île Rousseau. Et le soleil pointe son nez entre deux nuages. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 12 juillet 2017. Mercredi 6h. Les Aubes musicales sont maintenant sur l'île Rousseau. Avec aujourd'hui: Loin des stéréotypes musicaux, les deux frères tunisiens Amine et Hamza, maitres du Oud et du Kanun, deux instruments piliers de la musique arabe, brandissent leurs instruments en signe d'invitation au voyage et au rêve dans un univers musical où se mêlent rêveries méditatives, structures parfois complexes et solos débordants d'énergie.Ils seront accompagnés par le Tabliste virtuose Prabhu Edouard. Fin du magnifique et envoûtant concert. Photo: Laurent Guiraud.
Genève, 12 juillet 2017. Mercredi 6h. Les Aubes musicales sont maintenant sur l'île Rousseau. Avec aujourd'hui: Loin des stéréotypes musicaux, les deux frères tunisiens Amine et Hamza, maitres du Oud et du Kanun, deux instruments piliers de la musique arabe, brandissent leurs instruments en signe d'invitation au voyage et au rêve dans un univers musical où se mêlent rêveries méditatives, structures parfois complexes et solos débordants d'énergie.Ils seront accompagnés par le Tabliste virtuose Prabhu Edouard. Fin du magnifique et envoûtant concert. Photo: Laurent Guiraud.
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Propos de musicien de l’aube: «Genève doit bien être le seul endroit au monde où il y a de vrais embouteillages à 5 h du matin.» C’est dit d’une voix douce, presque contemplative, à l’ombre pas encore portée – le soleil se lève à peine – de la statue de Rousseau, sur l’île qui porte son nom, entre les ponts du Mont-Blanc et des Bergues. L’homme qui s’adresse au public venu l’écouter ce mercredi exerce la profession de médecin dans le canton de Vaud.

Il est originaire de Tunisie comme son frère, médecin et musicien lui aussi. Hamza et Amine Mraihi, virtuoses de la musique classique arabe. Leurs instruments du jour n’ont rien de chirurgical. Oud et kanun (cithare sur table), les cordes ici ne se grattent pas mais se pincent, leur sonorité est assez extraordinaire. On oublie ce pont voisin embouteillé, ces camions et ces véhicules de livraison qui défilent sans interruption, pour se concentrer sur la scène musicale délocalisée.

Les notes avant les tartines

Elle a perdu sa jetée des Bains et son ouverture sur le lac qui lui allaient comme une partition naturelle. Mais voilà, le succès des Aubes musicales (jusqu’à 1200 personnes certains matins, des moyennes à 600, des météos pluvieuses à 150) mettait la pression sur le personnel de la buvette qui n’arrivait plus à répondre à cette demande matinale. On aurait pu faire l'économie des tartines et se contenter des notes nourricières, en préservant cet hébergement artistique à une heure où les activités au bord de l’eau ne se concurrencent pas. L’Association d’usagers des Bains des Pâquis (AUBP) a préféré renoncer à cette jolie carte de visite culturelle qui, depuis lors, réapparaît en mode nomade comme l’est à sa manière, également virtuose, le troisième musicien du jour, Prabhu Edouard, jouant de cet instrument de musique à percussion de l’Inde du Nord appelé tabla.

Les Aubes musicales ont ainsi accosté à la Perle du Lac avant de se retrouver pour six dates dans cette enclave insulaire aux bonnes vibrations. Deux concerts encore cette semaine, une carte blanche à l’AMR ce jeudi, trois autres rendez-vous musicaux à 6 h du matin de mercredi à vendredi de la semaine prochaine. Les fervents ont déjà adopté l’endroit.

Mauvais coucheurs

Rousseau peut remercier ces programmateurs en résidence estivale. L'adresse est un peu victime des transhumances nocturnes d'une rive à l'autre. Son mobilier en ferraille finit régulièrement dans l'eau. Ce mercredi matin, à la fin du concert, les employés de la voirie sortaient le grappin et la corde pour aller repêcher un banc et des chaises totalement immergés. Renflouage méticuleux, le quatrième de ce type depuis le début de l'été. Les mauvais coucheurs précèdent toujours les artistes de l'aube.

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