Passer au contenu principal

La compagnie genevoise Latartine n’a peur de rien. Et surtout pas du vide

Aux Grottes, de jeunes artistes en devenir brodent autour d’un thème original.

L’intitulé du thème peut donner le vertige. Le vide. Rien moins que ça. Il y a des artistes qui n’ont pas froid aux yeux. Ceux de la jeune compagnie genevoise Latartine par exemple. Composée d’une vingtaine de filles et de garçons âgés de 16 à 24 ans, cette troupe de comédiens et de chanteurs compte aussi bien des étudiants de l’Uni que des élèves du Conservatoire de musique ou de la filière préprofessionnelle de théâtre. Des passionnés qu’on a pu voir sur scène récemment dans une comédie lyrique déjantée du nom de «Mozart’ella». Après cette production alliant chant lyrique, jeu dramatique et dégustation de mozzarella artisanale, Latartine change de registre. Ses membres se lancent dans un minifestival qui entend donner une interprétation originale au vide. Dans la petite salle de L’Almacén, aux Grottes, photographies, installations et courts-métrages voisinent avec différentes performances.

«Il existe différentes manières d’interpréter le vide», explique Samuel Wanja, 21 ans, un étudiant qui vient d’obtenir son bachelor en grec ancien et philosophie. Producteur de la compagnie genevoise, le jeune homme évoque ces moments clés de l’existence, où l’on passe d’un statut à un autre. «On a envie de se lancer, mais la peur de la nouveauté nous retient.» D’autres de ses camarades proposent des définitions du vide sensiblement différentes. «C’est le principe de ce minifestival. Chacun a la possibilité de créer ce dont il a envie.»

À l’enseigne d’«Empreintes», Dyai Saugey a mis en place une statue en cire qui fond au fil des jours, symbolisant le passage du plein vers le vide. Démarche inverse avec ce cadavre exquis dénommé «Vingt moins un»: des tiroirs d’une grande commode, les visiteurs peuvent extraire différents objets et les afficher sur une vitre, vierge au départ, qui se remplit au fil des jours.

Rayon performances, un quatuor de chanteuses accompagnées au piano revisite «Bang Bang», le hit de Nancy Sinatra. Avec des draps, d’autres artistes forment un cube, invitant le public à prendre part à une œuvre évolutive où la danse et les ombres chinoises débouchent sur une conclusion plutôt surprenante (on n’en dira pas plus). Tout cela paraît un peu conceptuel, mais pas du tout. «On a envie que cela reste totalement accessible», souligne Samuel Wanja. Quel que soit leur âge, les spectateurs sont invités à interagir avec les artistes. «Il y aura toujours quelqu’un pour répondre aux questions qui se posent.»

Jusqu’au samedi 28 juillet, L’Almacén, rue des Grottes 6. Exposition dès 15 h, performances à 18 h 30 et 20 h 30. Entrée libre

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.