La communauté portugaise est sous le choc

Incendie au PortugalOriginaires de la région sinistrée ou pas, les Portugais d’ici ont découvert, hébétés, les images de la tragédie.

Photo d'illustration

Photo d'illustration Image: EPA

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«C’est tout simplement horrible, il n’y a pas de mots pour parler de cela. Nous étions au restaurant lorsque les images sont apparues sur l’écran de la télévision. Tout le monde a cessé de parler, terrifié. Et depuis, le nombre de morts ne cesse d’augmenter…» C’est ainsi que Luis Mata décrit l’émotion qui a saisi la communauté portugaise de Genève lorsqu’elle a pris connaissance du drame qui a frappé la région de Leiria.

«On est resté bouche bée, poursuit le président du Clube Academico de Viseu. On ne comprend pas comment il est possible qu’une telle chose arrive, qu’il y ait autant de morts.»

Sans attendre les réponses, celui qui est aussi membre du Conseil consultatif du consulat du Portugal à Genève pense immédiatement à ce qui pourrait être fait ici: «Nous allons réfléchir dans les jours qui viennent à comment nous pourrions apporter une aide à nos compatriotes», conclut-il.

Des incendies fréquents

Si Luis Mata n’est pas originaire de la région touchée, Vitor Antunes vient d’un village de Leiria très proche du périmètre de l’incendie. «Cela s’est passé vraiment tout près, et j’ai immédiatement appelé ma sœur, explique-t-il. Par bonheur, tout le monde va bien. C’est un immense soulagement.»

Selon ce Rollois, installé en Suisse depuis 2000, les incendies sont fréquents dans cette partie très boisée du Portugal. «Il y en a presque chaque année, mais je n’ai jamais vu quelque chose comme cela, précise-t-il. Il faut attendre pour savoir ce qui s’est réellement passé, comment une telle catastrophe a pu se produire.»

De petits villages isolés

Nuno Dias, qui vit à Genève depuis 1984, connaît bien les lieux. «Cela s’est passé à 30 kilomètres de chez moi, continue-t-il. C’est une région au centre du Portugal parsemée de pas mal de petits villages un peu isolés. C’est une zone plutôt pauvre où l’on trouve beaucoup de petits agriculteurs, qui vivent en partie de l’exploitation de la forêt.»

Une description que confirme Vitor Antunes. «C’est vrai que c’est un peu isolé. En temps normal, on y vit toutefois très bien, au milieu de la nature et de la forêt. Mais lorsque le feu arrive, comme ce samedi, cela peut être difficile de s’échapper, particulièrement pour des personnes âgées.»

Maintenant un lien très fort avec son pays d’origine, la communauté portugaise est très présente à Genève. Avec 37 388 personnes (en 2014), il s’agit même de la communauté étrangère la plus importante devant les Français, les Italiens et les Espagnols. (TDG)

Créé: 18.06.2017, 20h52

Articles en relation

Plus de 60 personnes meurent, piégées dans un incendie de forêt au Portugal

Catastrophe De nombreuses victimes ont péri dans leur véhicule en tentant de fuir les flammes. Les pompiers n’ont rien pu faire. Plus...

Le Portugal sous le choc après l'incendie de forêt

Portugal Au moins 62 personnes sont mortes et des dizaines sont blessées. «L'incendie a atteint une dimension de tragédie humaine jamais connue jusqu'ici». Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.