Cointrin n’investira pas dans les tarmacs de Lyon

TransportsLe gouvernement renonce à autoriser Genève Aéroport à entrer dans le capital de ses homologues lyonnais de Saint-Exupéry et Bron.

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Genève Aéroport ne prendra pas de participations dans la société Aéroports de Lyon, détentrice de l’exploitation des tarmacs de la capitale des Gaules. Le Conseil d’Etat genevois a interdit hier à l’établissement autonome de Cointrin, dont le Canton est propriétaire, de procéder à un tel investissement. Un coup d’arrêt de dernière minute alors que le conseil d’administration de Genève Aéroport avait donné son feu vert la veille à l’opération et que c’est ce lundi que doivent être remises les candidatures finales pour la privatisation des Aéroports de Lyon.

L’Etat français espère tirer 2 milliards d’euros de ses parts de 60% dans cette dernière société et dans celle de l’aéroport de Nice. En juin 2015, Genève Aéroport avait pris part à un consortium, comprenant notamment le groupe bancaire français BPCE, désireux d’investir dans les tarmacs lyonnais de Saint-Exupéry et de Bron (ce dernier étant spécialisé dans l’aviation d’affaires). Ils forment la quatrième plate-forme française après Roissy, Orly et Nice. A l’époque, le conseiller d’Etat Pierre Maudet, qui chapeaute Cointrin, jugeait l’opération intéressante en tant qu’occasion de «structurer la métropole régionale» et au nom des collaborations déjà existantes entre les deux aéroports quasi voisins. «En travaillant ensemble, nous parviendrons mieux à définir quel trafic nous voulons attirer ou pas», déclarait-il l’été dernier à la Tribune de Genève.

Cette stratégie n’est pas remise en cause par le Conseil d’Etat. Par contre, celui-ci s’est inquiété des «changements de partenaires qui ont été opérés par la direction du consortium au sein de ces dernières semaines». «Plusieurs partenaires sont arrivés dans le consortium ou en sont sortis sans qu’on n’ait été mis au courant, indique une source proche du dossier. Nous ne voulons pas nous engager avec des gens dont la vision est purement financière alors que la nôtre est industrielle.»

Autre facteur dans la décision: Genève Aéroport compte réaliser un autre gros investissement qui, lui, a obtenu hier l’aval de principe du Conseil d’Etat. Il s’agit d’une participation au rachat du Centre Swissair, vaste édifice de bureaux, stratégiquement situé à l’arrière de la future aile est où Cointrin accueillera les gros-porteurs. Les pourparlers étant encore en cours, le montant envisagé de cette transaction est tenu secret.

Créé: 29.06.2016, 19h49

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