Le cochon Jules a avalé 77'000 francs

Thune du CœurMalgré la crise, les Genevois ont été généreux envers l’action de solidarité menée par la «Tribune de Genève».

Genève, le 11 janvier 2016. Remise de la Thune du Cœur.

Genève, le 11 janvier 2016. Remise de la Thune du Cœur. Image: Steeve Iuncker-Gomez

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Le jour J, comme Jules, est arrivé! Le fameux cochon, qui symbolise la Thune du Cœur, vient de se vider pour offrir le fruit de ses entrailles à trois associations genevoises: Partage, les Colis du Cœur et Carrefour-Rue.

«Pas moins de 77 000 francs ont été récoltés», se réjouit Julie, qui orchestre, chaque année, avec maestria cette action de solidarité menée par la Tribune de Genève.

«Des partenaires fiables»

La Thune du Cœur vient de boucler sa vingtième édition. Et la dynamique ne faiblit pas. «Malgré la crise, les gens restent généreux», a ajouté, lundi en fin de matinée, le fer de lance de cette collecte, devant les représentants des trois associations qui vont se répartir le contenu du dodu cochon. «L’effort des Genevois a une nouvelle fois été remarquable, renchérit le rédacteur en chef, Pierre Ruetschi. Genève a besoin de ce type d’action pour aider les laissés-pour-compte.»

Et de relever la motivation du journal à répéter chaque fin d’année cet exercice: «Vous êtes des partenaires fiables; je sais que vous redistribuerez judicieusement cet argent.»

«Un vrai rayon de soleil»

Noël Constant (Carrefour-Rue), l’un des heureux élus de l’édition 2015, est reconnaissant: «Cette étape est un vrai rayon de soleil dans notre quotidien; il est bon de sentir la population derrière nous.»

Mais qui l’a si bien nourri, le Jules? Une fois de plus, les citoyens, les associations sportives ou culturelles, les entreprises comme les collectivités publiques se sont mobilisés pour donner un coup de pouce à tous ceux qui en ont besoin. Des donateurs issus de milieux les plus divers qui, comme toujours, l’ont fait dans la mesure de leurs moyens, observe Julie: «Des rockers et des musiciens classiques, des joueurs de bridge, des écoliers, des résidants d’EMS, des spectateurs de la Revue… Sensibles à la précarité, les gens se serrent les coudes. Nous recevons des dons de tous les coins du canton.»

Des sommes parfois énormes, parfois minuscules… et donc un brin contraignantes pour la cheffe d’orchestre de la Thune du Cœur. Elle s’apprêtait ainsi ce lundi, en quittant les bénéficiaires, à additionner quantité de petites pièces jaunes remplissant tout un bocal: «On a reçu des sacs entiers de pièces de 5 centimes!» «Le début de la fortune», confie Vincent Gall, directeur de projets à Partage.

«On se sent utile»

Dépendants de tels dons, les représentants des trois associations apprécient ce coup de projecteur médiatique. La Tribune de Genève en est fière. «On se sent utile; cela fait partie de notre rôle social. Psychologiquement, ça fait du bien, conclut Pierre Ruetschi. Et pour une fois… on ne nous reproche rien. D’habitude, on est le bureau de plaintes de la république.»

(TDG)

Créé: 11.01.2016, 17h41

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