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Le Club suisse de la presse perd 100 000 francs

La subvention inscrite au budget 2018 pour le club dirigé par Guy Mettan a été biffée en commission.

Guy Mettan,directeur du Club suisse de la presse et député PDC, se déclare affligé par la décision de la Commission des finances de ne pas accorder 100000 francs au club.
Guy Mettan,directeur du Club suisse de la presse et député PDC, se déclare affligé par la décision de la Commission des finances de ne pas accorder 100000 francs au club.
Lucien Fortunati

Le projet de budget 2018 du Conseil d’État est passé dans la grande essoreuse de la Commission des finances. S’il a finalement trouvé une majorité mercredi (PS, Verts, PDC et MCG), les débats ont fait quelques victimes. Parmi elles, on compte notamment le Club suisse de la presse (CSP), mais également le Grand Théâtre. Le premier perd pour l’instant sa subvention de 100 000 francs, alors que les trois millions prévus pour l’Opéra ont été biffés.

Guy Mettan, directeur du Club suisse de la presse, mais également député PDC, qualifie d’affligeante la coupe qui concerne le club. «Je suppose que cela est lié à la dernière polémique (ndlr: un débat sur les Casques blancs en Syrie contesté par Reporters sans frontières). Je ne peux qu’espérer que la subvention sera rétablie en plénière lors du débat budgétaire. Car nous enlever 100 000 francs sur un budget d’un peu plus de 600 000 francs serait catastrophique.»

Possibilité de rattrapage

Fondé il y a vingt ans, le CSP a pour mission d’animer les débats d’idées et de servir de lien entre la Genève internationale et la Genève locale. Pour cela, il organise notamment des conférences.

Membre de la Commission des finances, le socialiste Alberto Velasco croit possible de rattraper la décision prise par celle-ci. «Les attaques ont clairement visé Guy Mettan, reconnaît-il. Il y a de la jalousie et on a voulu lui faire payer ses positions en faveur de la Russie. Je trouve cela glauque. Et c’est vraiment malvenu dans la situation actuelle de la presse.»

Grand Théâtre mal pris

Si le cas du Club suisse de la presse pourrait éventuellement se résoudre en plénière les 14 et 15 décembre, celui du Grand Théâtre est plus désespéré. Depuis la rupture des négociations avec la Ville de Genève, au début de novembre, sur le transfert au Canton de l’Opéra, il ne reste plus beaucoup de députés prêts à mettre de l’argent pour le financer.

Déjà, les trois millions prévus pour 2017 n’avaient été acceptés le 22 septembre que du bout des lèvres par le Grand Conseil. Alors espérer répéter l’opération pour 2018 est illusoire.

Une avancée exigée

«Cela pourrait toutefois être reconsidéré en cours d’année si le Conseil d’État obtient des garanties dans de nouvelles négociations avec la Ville, nuance Émilie Flamand-Lew, députée écologiste. Pour l’heure, le moins que l’on puisse dire, c’est que le flou est total.»

En fait, même les partisans de la subvention n’y croient plus trop. «Je ne suis vraiment pas sûr qu’on trouvera une majorité en 2018, même si le Conseil d’État revient vers nous avec des perspectives plus claires», se désole Alberto Velasco.

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