Le club genevois qui taille l’étoffe des champions

Sport Quest prépare autant les amateurs que les sportifs de haut niveau à relever de nouveaux défis sportifs.

Les quatre fondateurs du club Sport Quest mettent l’accent sur une préparation physique personnalisée.

Les quatre fondateurs du club Sport Quest mettent l’accent sur une préparation physique personnalisée. Image: Georges Cabrera

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Les Suisses sont toujours plus friands de sport en salle. L’an dernier, le pays comptait 1200 centres de fitness, soit 35% de plus en trois ans. Le secteur affiche un chiffre d’affaires de près d’un milliard de francs. Dans une branche dominée par les grandes chaînes et désormais investie par Migros ou Coop, les salles indépendantes ont l’obligation de se démarquer de la concurrence low cost ou ultrachic. Ainsi, le club genevois Sport Quest s’est spécialisé dans la préparation des sportifs, qu’ils soient amateurs ou professionnels. En ce vendredi après-midi, la skieuse Sixtine Cousin répète une série de mouvements dans l’espace central de cette salle située dans le quartier de Plainpalais. À quelques mètres de la sportive d’élite genevoise (top 10 mondial de ski cross), un quinquagénaire s’exerce au gainage sous l’œil attentif d’un autre coach. La structure est née il y a cinq ans de la passion de quatre entraîneurs professionnels: Johann Ferré, Sébastien Grossini, Sylvain Millet et Michael Vincent. Plutôt amateurs de sports en plein air que de salles de fitness, les associés imaginent un club qui permette de préparer en intérieur la saison de ski ou un futur marathon. «Nous ne faisons pas du muscle décoratif, souligne Johan Ferré. Notre approche consiste en un entraînement qui développe les fonctions cardiaques, métaboliques ou énergétiques, qui puisse être utile dans les activités extérieures comme dans la vie de tous les jours.» Les navigateurs du Team Tilt font partie des sportifs d’élite à s’entraîner chez Sport Quest, tout comme le pilote automobile Antonin Borga, Loris Baz, qui participe au championnat du monde de moto, ou encore Virginie Perizzolo, championne suisse de vélo sur route. Avec le risque d’intimider les autres usagers? «Non, au contraire, les personnes moins fortes se sentent valorisées de pouvoir réaliser des exercices similaires, même si ce ne sera pas à la même intensité», explique Sylvain Millet. L’accent est aussi mis sur le lien entre pratique sportive et physiothérapie. «Toujours plus de gens viennent nous voir pour éviter de se faire mal, relève Sébastien Grossini. L’expertise acquise auprès d’athlètes de haut niveau permet de rendre plus accessible ces pratiques, tout en les adaptant au niveau de chacun.» (TDG)

Créé: 11.02.2019, 20h17

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