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Clitoris à la craie: la Ville annule l'amende

En avril, deux jeunes femmes avaient dessiné l'organe féminin sur le sol du Jardin anglais. Elles avaient écopé d'une amende de 100 francs chacune.

Le dessin à la craie, réalisé le 19 avril dernier au Jardin Anglais.
Le dessin à la craie, réalisé le 19 avril dernier au Jardin Anglais.
DR

C'est un épilogue heureux. L’Exécutif de la Ville de Genève vient de décider d'annuler l'amende infligée aux deux auteures du clitoris à la craie. Le 19 avril, deux étudiantes avaient dessiné l'organe féminin sur le sol du Jardin Anglais, face au Jet d'eau. De quoi se faire amender par la police municipale. Elles avaient écopé d'une amende de 100 francs chacune pour «utilisation du domaine public excédant l’usage commun, sans demande préalable d’autorisation».

Prenant leur défense, le collectif féministe l'Escouade avait estimé début juin que cette condamnation posait «de sérieuses questions quant au droit à la liberté d’expression» et qu'elle illustrait «le tabou social autour de la sexualité féminine». Et avait rappelé que l'acte des deux jeunes femmes s'inscrivait dans le mouvement international nommé Clitorosity visant à pallier la méconnaissance de cet organe.

Deux conseillères municipales, Albane Schlechten (PS) et Sophie Courvoisier (PLR) avaient pris le relais début juillet demandant au Conseil administratif d'annuler l'amende. «Nous avons reçu une demande de reconsidération de la part des deux auteures du dessin», stipule le maire de la Ville Sami Kanaan.

Après consultation de son service juridique durant l'été, le Conseil administratif vient de décider l'annulation de la sanction. «Les agents de la police municipale (APM) agissent en notre nom. Nous sommes donc l'autorité compétente dans un cas comme celui-ci», poursuit l'édile. Formellement, l'amende sanctionnait l'obstruction excessive de la voie publique avec un vélo, utilisé pour protéger le dessin. «Une amende de ce genre relève d'une question d'appréciation, indique Sami Kanaan. Nous avons estimé que, dans ce cas, l’appréciation des APM avait été très stricte. D'où notre décision.»

De quoi ravir les étudiantes mais aussi les deux conseillères municipales. «Il faut que l'ordre règne sur la voie publique et que les APM fassent leur travail mais toute proportion gardée... on parlait d'un dessin à la craie!» souligne Sophie Courvoisier.

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