Climat: 167 cris d'alarme dans 17 pays

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Le 8 octobre dernier, le GIEC publiait un rapport alarmant. Le réchauffement climatique s’élève déjà à 1°C par rapport à l’ère préindustrielle et atteindra 1,5°C entre 2030 et 2052 s’il se poursuit à ce rythme. Le rapport expose également les conséquences d’un tel réchauffement et celles, nettement plus violentes, d’un réchauffement de 2°C, en dessous duquel les Etats se sont engagés à rester en signant l’Accord de Paris : montée significative des océans, destruction d’écosystèmes entiers, augmentation des épisodes climatiques extrêmes…la liste est longue et peu réjouissante. En somme, le rapport est clair : il encore possible d’agir, liste de mesures à l’appui, mais il y a urgence !

Ce rapport a trouvé un écho impressionnant au sein de la population. Ainsi, plus de 5000 personnes ont manifesté pour le climat à Genève début octobre (contre 600 l’an dernier). Elles étaient 65'000 à Bruxelles le week-end dernier…La population est bien consciente de cette problématique et attend une action politique et économique pour éviter la crise climatique. Ainsi, 77 % de la population suisse pense que la société industrielle moderne abuse dangereusement de la nature et 54 % pense que des changements fondamentaux dans notre société sont nécessaires face à cette situation. La balle est donc dans le camp des décideur·se·s politiques…

Depuis lundi, 200 pays sont réunis à Katowice en Pologne dans le cadre de la COP24 pour trouver des solutions pour atténuer les impacts du réchauffement climatique. Avant même la fin de cette conférence, une chose est d’ores et déjà sûre, cette conférence sera un échec. Elle n’aboutira à rien ou presque et se soldera probablement par un accord non-contraignant qui se sera respecté par personne, tout comme l’Accord de Paris de 2015.

Actuellement révisée par le Conseil National pour permettre à la Suisse de se conformer à l’Accord de Paris, la loi sur le CO2 a totalement été vidée de sa substance par l’UDC et le PLR. Ainsi, des mesures centrales telles que la réduction des émissions de CO2 dans le secteur financier, la prise en compte des risques climatiques par la BNS ou encore un objectif de réduction des émissions de CO2 sur le territoire suisse n’ont pas été retenues.

Cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où le PLR et l’UDC défendent simplement les intérêts de la classe sociale qu’ils représentent : les super-riches, le 1 %, celles et ceux à qui profite le système économique au sein duquel nous vivons et qui détruit notre planète. La logique du capitalisme est celle du profit à court terme, voilà pourquoi la surexploitation des ressources naturelles, la pollution atmosphérique ou encore les investissements dans les énergies fossiles se poursuivent !

Mais nous, nous ne sommes pas borné·e·s au court terme et sommes conscient·e·s que nous n’avons qu’une planète, sur laquelle nous souhaitons pouvoir continuer à vivre. C’est pourquoi, face aux banques suisses dont les investissements sont responsables de la multiplication par 20 du bilan carbone national, nous pousserons ensemble un cri d’alarme ce samedi à 14 h sur la Place Bel-Air. Ce cri fera écho à 166 événements similaires organisés dans 17 pays à travers le monde. Venez nombreu·x·ses et unissons nos voix pour nous faire entendre ! (TDG)

Créé: 06.12.2018, 18h08


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