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Christian Lutz, un Genevois sur les traces du nationalisme

Depuis deux ans, le photographe parcourt l'Europe afin de montrer la montée des idéologies d'extrême droite.

Entre vie privée et photographie, Christian Lutz ne met pas de limite, au point de passer certaines nuits à l’atelier.
Entre vie privée et photographie, Christian Lutz ne met pas de limite, au point de passer certaines nuits à l’atelier.
O. Vogelsang

France, Danemark, Angleterre, Hongrie: depuis deux ans, le photographe genevois Christian Lutz parcourt une Europe frappée par la montée des idéologies d’extrême droite. «Le thème de la manipulation des esprits et des peurs, et le repli sur soi me préoccupent depuis des années», explique ce quadragénaire qui est en train de se pencher davantage sur le cas suisse: «J’ai honte de cette régression monstrueuse qui gagne du terrain. Elle est selon moi davantage motivée par la préservation d’acquis économiques que par des inquiétudes d’ordre migratoire. Mon travail artistique me permet de creuser les dysfonctionnements du monde qui m’entoure. C’est aussi une manière de mieux les comprendre et ne pas me laisser submerger par eux. Et, qui sait, peut-être de faire bouger les lignes.»

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