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Les chômeurs de plus de 50 ans mieux soutenus

Le canton genevois veut mettre en place deux nouvelles allocation pour quinquagénaires à la recherche d'un job. L'une appelée A50 et l'autre APont.

Caisse Cantonale du chômage à Genève.
Caisse Cantonale du chômage à Genève.
Keystone

Le canton Genève veut mieux aider les demandeurs d'emploi âgés de plus de 50 ans en introduisant deux nouvelles allocations dans la loi cantonale sur le chômage. L'une prolonge de six mois l'allocation d'initiation au travail, l'autre consiste en un pont financier à trois ans de la retraite.

L'allocation cantonale complémentaires (ACC dite A50 ) et l'allocation-pont (APont) complètent le dispositif de lutte contre le chômage, a indiqué mercredi devant les médias le conseiller d'Etat Mauro Poggia, en charge du Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé. Il reviendra au Grand Conseil de se prononcer sur ces modifications législatives.

L'allocation A50 vise à favoriser l'engagement des chômeurs de plus de 50 ans qui bénéficient d'une décision fédérale d'allocation d'initiation au travail. Celle-ci permet de sortir du chômage grâce à un soutien financier de la Confédération, qui prend en charge jusqu'à 40% du salaire. Mais sa durée maximale de douze mois est parfois insuffisante pour acquérir de l'expérience professionnelle.

Le Conseil d'Etat genevois propose donc de prolonger de six mois le soutien de l'Etat, à hauteur de 40% du salaire. «L'objectif est de donner les moyens aux plus de 50 ans d'être concurrentiels sur le marché de l'emploi», a relevé M. Poggia.

A trois ans de la retraite

Quant à l'allocation-pont, elle est destinée aux chômeurs qui se trouvent en fin de droit à trois ans de l'âge légal de la retraite, soit à 61 ans pour les femmes et à 62 ans pour les hommes. D'une durée maximale de 18 mois par bénéficiaire et de 4'000 francs mensuels au maximum, cette mesure pourra être utilisée de manière flexible en fonction des cas.

Contrairement au canton de Vaud, Genève a choisi de rattacher cette rente aux mesures du marché du travail et non aux prestations sociales. Les bénéficiaires de l'APont devront poursuivre leurs recherches d'emploi. «Le but est de ne pas avoir à recourir à l'aide sociale ou à puiser dans ses économies, tout en continuant à cotiser à l'AVS et au 2e pilier», a expliqué M. Poggia.

En 2016, le canton comptait 2'200 chômeurs de 50 ans et plus en moyenne par mois. Le conseil d'Etat estime que l'allocation A50 coûtera 1,2 millions de francs en 2019 et l'APont 2,25 millions. Selon M. Poggia, leur financement est assuré dans le cadre du budget cantonal actuel.

(ats)

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