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Des chiens seraient empoisonnés dans les parcs de Genève

Le Mouvement de défense des propriétaires de chiens interpelle la police sur cinq cas d’empoisonnement, dont un mortel.

Un chien serait mort dans l'enclos à chien du parc Bertrand, selon le Mouvement de défense des propriétaires de chiens à Genève. (Photo d'illustration)
Un chien serait mort dans l'enclos à chien du parc Bertrand, selon le Mouvement de défense des propriétaires de chiens à Genève. (Photo d'illustration)
Pierre Abensur (archives)

Le Mouvement de défense des propriétaires de chiens à Genève (MDPCG) dénonce des cas d’empoisonnement dans les parcs publics de la ville. Selon le président de ce mouvement, Manuel Alonso Unica, cinq chiens au moins auraient été empoisonnés en l’espace de quelques semaines à Genève dans les parcs Bertrand, La Grange et Château-Banquet. L’un d’eux, qui se promenait dans l’enclos à chiens du parc Bertrand, serait mort.

Samedi, le président du MDPCG a alerté la responsable de la police genevoise, Monica Bonfanti, dans une lettre. «Selon les propriétaires des chiens concernés, et après information de leur vétérinaire, la cause [de ces empoisonnements] serait la mort-aux-rats. Il est fort probable que des aliments empoisonnés aient été mis intentionnellement à cet effet dans les parcs à chiens.» La lettre indique que certains habitants de Champel supporteraient mal la présence du parc à chiens et se plaindraient de nuisances sonores. Des résidents d’un immeuble proche du parc Bertrand auraient lancé une pétition pour s’opposer aux aboiements, au titre de la «tranquillité publique».

Manuel Alonso Unica demande à la responsable de la police de confirmer ces faits. Il aimerait aussi savoir si des mesures policières seront prises. Joint hier par téléphone, le président du MDPCG se montre prudent. «On m’a signalé cinq cas, il pourrait y en avoir plus d’après ce qui circule sur les réseaux sociaux. Mais il ne faut pas aller trop vite. On est encore beaucoup dans du ouï-dire.» En effet, rien de tout cela n’est encore avéré. S’il lui semble sûr que plusieurs chiens ont été victimes d’un empoisonnement, Manuel Alonso Unica ne peut certifier que ces actes aient été intentionnels.

Le Service des espaces verts de la Ville de Genève (SEVE) n’a «pour l’heure aucune confirmation de cas d’empoisonnement, indique Cédric Waelti, son porte-parole. Nous invitons les propriétaires de chiens à transmettre les informations nécessaires à la direction du SEVE, ainsi qu’à porter plainte.»

Quant à la police, elle ne s’exprime pas sur le fond de l’affaire: «Pour l’heure, nous ne confirmons ni n’infirmons l’information, mais nous ferons ce qu’il faut», assure le porte-parole Silvain Guillaume-Gentil. Il rappelle aussi que les propriétaires peuvent déposer une plainte. Si l'enquête révèle un empoisonnement, le vétérinaire cantonal dépose le cas échéant plainte contre X. Enfin, la police appelle les propriétaires à la vigilance, et les incite à observer ce que leur animal renifle et ingurgite.

--------------------- Mise à jour le 28.11En cas de suspicion d'empoisonnement, les propriétaires de chien doivent consulter immédiatement leur vétérinaire ou celui de garde, précisent les services du vétérinaire cantonal.

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