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Chez les Chavaz et les Rosset: légumes et fruits bien genevois

Avec le bus 41, les Carougeois sont à dix-sept minutes d'un des plus authentiques marchés à la ferme genevois.

Veyrier, avril 2017.La ferme de Francis Chavaz. ©Maurane Di Matteo.
Veyrier, avril 2017.La ferme de Francis Chavaz. ©Maurane Di Matteo.
Veyrier, avril 2017.La ferme de Francis Chavaz. Laure Chavaz et Justine, Fernando Ferreira, Claude Rosset, Victor Cardoso, Claudine Rosset et Francis Chavaz. ©Maurane Di Matteo.
Veyrier, avril 2017.La ferme de Francis Chavaz. Laure Chavaz et Justine, Fernando Ferreira, Claude Rosset, Victor Cardoso, Claudine Rosset et Francis Chavaz. ©Maurane Di Matteo.
Veyrier, avril 2017.La ferme de Francis Chavaz. ©Maurane Di Matteo.
Veyrier, avril 2017.La ferme de Francis Chavaz. ©Maurane Di Matteo.
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Francis Chavaz est descendu faire son premier marché à l’âge de 22 ans, raconte Laure, son épouse. L’année était à la mévente. Le jeune Veyrite n’arrivait pas à écouler ses cardons. Ni une ni deux, il a pris une place au marché de la Fusterie et en a vendu 200 kilos dans la matinée. Depuis ce jour-là, Francis n’a jamais arrêté le marché.

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Ferme Chavaz Ch. des Marais 62, Veyrier. Vente les mardi et samedi de 7h30 à 12h30; le jeudi de 15h00 à 19h00. Actualité sur Facebook

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Depuis quelque temps, c’est sa fille Alexandrine qui accueille les citadins à Rive et à Champel. Lui a développé son marché à la ferme. C’est merveille que d’admirer les légumes sur le banc, fraîchement cueillis. Du jardin cette semaine, dent-de-lion, chicorée amère, trévise, épinard, rampon, roquette, annonce Laure sur Facebook. Toute une gamme de légumes que la famille complète selon la saison en s’approvisionnant chez d’autres maraîchers genevois, tous labellisés Genève Région - Terre Avenir (GRTA). Il ne se passe guère plus de vingt-quatre heures entre cette marqueterie horticole et l’assiette des fins nez. C’est là le principal atout des maraîchers qui pratiquent la vente directe.

Culs de poulet savoyards

«Nous récoltons des légumes de la fin de mars jusqu’à Noël, avec les cardons, une cinquantaine de variétés», affirment Francis et Laure, sa dynamique épouse, qui n’a pas été pour rien dans le lancement du lait GRTA (lire page 4). «L’aventure du marché s’est nouée dès l’origine avec la famille Rosset, du Petit-Veyrier», insiste Francis. Quelques lapins reçoivent les visiteurs au 62, chemin des Marais. Le hangar accueille une floricultrice passionnée, Kashia Daniel. Bernard Cerutti, pêcheur à Vésenaz, propose des filets de féra fumée à 42 fr./kg contre 70 fr./kg pour les féras d’Ouchy achetées dans un supermarché. Maurice Fabri, boucher à Carouge, vend longeoles, atriaux et autres charcuteries.

En saison, les Rosset proposent leurs petits fruits, prunes (dont les culs de poulet, une vieille variété de Savoie), mirabelles, pêches de toutes sortes, du vin, ponctuellement de la viande de leur exploitation. Et des sapins de Noël.

Claude est un fan des nouvelles variétés de pommes sorties des laboratoires agronomiques en France et en Allemagne. Ces cultivars résistant aux maladies produisent des pommes superbes et juteuses, presque sans pesticides. Et sans OGM, évidemment. Le samedi, les habitués trinquent sans façon. Les crus du Petit-Veyrier délient les langues. L’agriculteur est en plein agnelage. «Déjà vingt et un agneaux, a-t-il compté. Et j’en attends plus d’une dizaine. Il faut savoir être disponible.»

Rude concurrence

Tout n’est pas rose pour autant. La concurrence est rude. «Très rude même», avouent les deux paysans. «Comment sortir des salaires de 4000 francs et plus quand par-delà la frontière on peut acheter dix kiwis pour un euro?» demande Claude. Les Genevois doivent davantage mettre au diapason leurs choix politiques en achetant local.

Béatrice, qui repart avec deux cabas pleins, fait partie de ces clients citoyens: «Un ménage, ça se gouverne comme une commune. Le mesclun, je le consomme tout de suite. En fin de semaine, je propose à ma tribu des carottes ou des céleris, cuits ou râpés en salade. Les röstis, je les prépare avec le reste de pommes de terre en robe des champs.» Intarissable, Béatrice ajoute: «Vous avez déjà dégusté une vraie sauce tomate labellisée GRTA? Non? eh bien, essayez!»

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