Le chantier du CEVA est lancé aussi côté français!

FerroviaireCe mardi, les partenaires français et suisses ont célébré le début des travaux de construction des 2 km de rail entre le Foron et Annemasse


Du préfet de Haute-Savoie (à gauche) au président de l’Arc, Jean Denais (à droite, cravate bleue), en passant par le conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat, les partenaires franco-genevois ont le sourire.

Du préfet de Haute-Savoie (à gauche) au président de l’Arc, Jean Denais (à droite, cravate bleue), en passant par le conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat, les partenaires franco-genevois ont le sourire.

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Ils sont venus, ils sont tous là… ou presque. Il faut dire que le moment est historique. Après plus d’un siècle de palabres transfrontaliers, le chantier du CEVA peut commencer côté français. Un jour à marquer d’une pierre blanche. C’est d’ailleurs un monolithe blanchâtre portant la date du 19 mai 2015, accompagné de l’indication «lancement des travaux», que les partenaires du projet ont inauguré. Aux manches des ciseaux: le président de SNCF réseau, Jacques Rapoport, le président de la Région Jean-Jack Queyranne, le président de la Haute-Savoie, Christian Monteil, et le président d’Annemasse agglo, Christian Dupessey.

Tous affichent leur satisfaction de voir un serpent de mer devenir réalité. Et insistent sur la portée symbolique du projet. Affichant sa «joie», le maire d’Ambilly, Guillaume Mathelier, se réjouit que soient ainsi «dépassées les frontières». Aux yeux de Jacques Rapoport, «la notion même de frontière est obsolète et remonte à une époque où les Etats-nations se repliaient sur eux-mêmes».

Plus pragmatique, Michel Paccaud, de l’Office fédéral des transports (OFT) rappelle que les 16 km (dont 14 km sur sol genevois et 2 sur sol français) constituent le maillon manquant dans un ensemble beaucoup plus vaste. «Le besoin de mobilité ne cesse d’augmenter. Le rail et la route ont chacun leur rôle à jouer. Car, le volet route ne suffit plus pour répondre aux engorgements.» Notant la participation financière de l’OFT au coût de construction du tronçon français, soit 15 millions d’euros sur un budget global de 234,2 millions, Michel Paccaud souligne la dimension forcément régionale et transnationale du réseau ferré.

«Cette première pierre incarne la réalisation du RER transfrontalier, enchaîne Luc Barthassat, conseiller d’Etat chargé des transports. Au-delà du CEVA, ce sont 45 gares qui seront connectées, pas moins de 230 km de réseau.» Le maire d’Annemasse et conseiller régional Christian Dupessey confirme: «On a longtemps vu le CEVA comme le lien entre Genève et Annemasse. Mais il ne s’arrête pas là! A partir de l’étoile ferroviaire d’Annemasse, c’est tout un réseau qui est irrigué en direction du Chablais, de la vallée de l’Arve… Sans compter la connexion avec l’aéroport international de Genève. Demain, il ne faudra à un Londonien que 3 h 30 pour rallier nos blancs sommets depuis les bords de la Tamise.»

Un enjeu économique et touristique qui n’a pas échappé au Conseil départemental. Au point de faire de cette instance le premier financeur du CEVA côté français à hauteur de 65 millions.

Reste aux ouvriers à donner corps au projet, en créant ce tronçon majoritairement en tranchée couverte. Les deux chantiers, celui entamé à Genève le 15 novembre 2011 et le français inauguré hier, se rejoindront à la hauteur du Foron. La mise en service est prévue pour décembre 2019. (TDG)

Créé: 19.05.2015, 20h33

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Quel matériel roulant?

Ce n’est pas encore pour aujourd’hui. A l’occasion du lancement des travaux du CEVA côté français, une question était sur toutes les lèvres: quel sera le choix de Rhône-Alpes pour le matériel roulant? L’instance régionale doit commander 19 rames pour le futur réseau franco-valdo-genevois. Tandis que les CFF ont choisi le Thurgovien Stadler Rail pour leurs 21 rames, la Région oscille toujours entre Flirt et son rival français, le Régiolis d’Alstom.
Interrogé à ce sujet, Jean-Jack Queyranne, président de la Région, élude le nom pour répondre par une date: «Nous avons jusqu’au 29 juin, date de la prochaine assemblée plénière.» Il ajoute: «Les deux propositions sont toujours sur la table avec chacune des avantages financiers et des conséquences. C’est un engagement important, soit 200 millions d’euros. Un coût entièrement supporté par la Région.»

Les négociations vont donc bon train. Stadler Rail avance son expérience du transfrontalier. Conçu pour le réseau de Delle-Belfort et Bâle, son modèle Flirt a été homologué pour circuler en France. L’installation d’un centre de maintenance à Valleiry, en France voisine, a aussi été mise dans la balance.

Stadler a, on s’en doute, la préférence de Luc Barthassat: «Ce serait le bonheur côté suisse. Il est certain que cela simplifierait bien des choses, mais, il y a aussi des intérêts économiques. On attend patiemment que la Région fasse son choix.» M.P.

Quel matériel roulant?


Quel matériel roulant?



Ce n’est pas encore pour aujourd’hui. A l’occasion du lancement des travaux du CEVA côté français, une question était sur toutes les lèvres: quel sera le choix de Rhône-Alpes pour le matériel roulant? L’instance régionale doit commander 19 rames pour le futur réseau franco-valdo-genevois. Tandis que les CFF ont choisi le Thurgovien Stadler Rail pour leurs 21 rames, la Région oscille toujours entre Flirt et son rival français, le Régiolis d’Alstom.
Interrogé à ce sujet, Jean-Jack Queyranne, président de la Région élude le nom pour répondre par une date: «Nous avons jusqu’au 29 juin, date de la prochaine assemblée plénière.» Il ajoute: «Les deux propositions sont toujours sur la table avec chacune des avantages financiers et des conséquences. C’est un engagement important, soit 200 millions d’euros. Un coût entièrement supporté par la Région.»

Les négociations vont donc bon train. Stadler Rail avance son expérience du transfrontalier. Conçu pour le réseau de Delle-Belfort et Bâle, son modèle Flirt a été homologué pour circuler en France. L’installation d’un centre de maintenance à Valleiry, en France voisine, a aussi été mise dans la balance.

Stadler a, on s’en doute, la préférence de Luc Barthassat: «Ce serait le bonheur côté suisse. Il est certain que cela simplifierait bien des choses, mais, il y a aussi des intérêts économiques. On attend patiemment que la Région fasse son choix.»
M.P.

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