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Lorsque le changement d'année piège les statistiques

Un homme victime d'une agression violente en 2015 est décédé en 2016. Et, du coup, l'homicide échappe à la statistique...

De gauche à droite, Olivier Jornot, procureur général, Pierre Maudet, conseiller d'Etat chef du Département de la Sécurité, et Monica Bonfanti, commandante de la police genevoise.
De gauche à droite, Olivier Jornot, procureur général, Pierre Maudet, conseiller d'Etat chef du Département de la Sécurité, et Monica Bonfanti, commandante de la police genevoise.

«Il y a eu 6 homicides consommés en 2016 dans le canton de Genève»Statistique policière de la criminalité. Rapport annuel 2016 pour Genève, présenté aux médias le 27 mars 2017

Faux. Il n’y a pas eu 6 homicides consommés à Genève en 2016, mais 7, a découvert la Tribune de Genève. Pourquoi cette anomalie? Il se trouve qu’un homme violemment agressé en 2015 est décédé en 2016. Son cas a été comptabilisé en 2015 comme tentative d’homicide, mais il n’a pas été compté dans les homicides en 2016.

Question de méthodologie, explique l’Office fédéral de la statistique, chargé de la Statistique policière de la criminalité. «La «photographie» de 2015 ne peut plus changer, même si dans cette situation exceptionnelle, le lésé décède beaucoup plus tard», décrypte Philippe Hayoz, responsable du domaine «Police». C’est la justice qui comptabilisera l’homicide. «Au niveau du jugement (…), le cas sera peut-être requalifié en consommé et entrera ainsi dans la statistique des condamnations pénales.»

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