Change Migros s’allie avec une PME digitale

ÉconomieL’exploitant des bureaux de change noue un partenariat avec une fintech genevoise.

Image: Lucien Fortunati / Archives

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Changer ses francs en euros? Une habitude devenue obligation, en particulier pour les 85 000 frontaliers qui travaillent dans le canton. Et pour les Suisses résidant en France voisine. Change Migros, qui appartient à Migros Genève, exploite ce filon avec bonheur depuis des dizaines d’années. «Nous détenons 75% de part de marché du change physique», signale Didier Eicher, membre de la direction de Migros Genève.

Afin de mieux se calquer sur les nouvelles habitudes des générations montantes, le géant orange annonce entrer dans le capital de B-sharpe, une fintech (société basée sur la technologie financière) contrôlée par Jean-Marc Sabet. Ce dernier reste majoritaire au sein de sa société.

Mais cette alliance va permettre au duo d’imaginer de nouveaux développements. «Pour nous, le plus simple était de nouer un partenariat avec une société existante», résume Didier Eicher, qui connaît bien la problématique de la zone frontalière puisqu’il dirige aussi Migros France.

C’est après avoir travaillé comme spécialiste des changes dans plusieurs banques de la place que Jean-Marc Sabet, 54 ans, a l’idée de créer une plateforme électronique axée sur le change de devises en lignes. B-sharpe démarre en 2012 et ses services concernent d’abord des PME importatrices ayant fréquemment besoin d’utiliser des devises étrangères. Il affirme que sa solution procure des taux préférentiels. Et garantit de transférer les devises sur le compte du client «en moins de vingt-quatre heures».

Sa société occupait six personnes en juin. «Nous sommes aujourd’hui douze et, avec l’annonce de ce partenariat, nous devrions être vingt à fin 2020.» Le fondateur de B-sharpe annonce aussi travailler avec plus de 13 000 clients, dont 85% de particuliers.

Selon une récente étude du consultant PwC basée sur 500 réponses de grandes entreprises, les fintechs promises à un bon succès doivent d’abord remplir ces trois critères: clarté dans l’utilisation, gain de temps et fiabilité. Le sur-mesure par rapport aux besoins de l’entreprise? Un plus, naturellement. Les firmes interrogées se soucient surtout de la sécurité des données et craignent aussi d’être entraînées dans de nouvelles réglementations.

Genève a défini le secteur des fintechs comme étant un des relais possibles pour relancer la place financière genevoise, toujours à la recherche d’un second souffle dix ans après la fin du secret bancaire pour une bonne partie de sa clientèle, européenne et américaine notamment.

Créé: 12.11.2019, 12h00

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