Le Centre-Espoir célèbre son 25e anniversaire

GrottesLe centre d'accueil pour pensionnaires atteints de troubles psychiques a fêté son quart de siècle en présence d’Isabel Rochat et de Sandrine Salerno.

Le directeur du centre Espoir, Jean-Marc Simonin, avec Guyla Beres (autre pensionnaire) et Luc (un pensionnaire)

Le directeur du centre Espoir, Jean-Marc Simonin, avec Guyla Beres (autre pensionnaire) et Luc (un pensionnaire) Image: Pascal Frautschi

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«Il était une fois, sur une île appelée Espoir, une conteuse qui parlait de personnages de contes de fées!» Ce sont par ces mots que le pensionnaire dépeint la journée de fête à laquelle il participe ce mercredi: les 25 ans du Centre-Espoir. «Cet anniversaire est un cadeau! Nos pensionnaires s’exposent en défilant devant tout le monde. Ils s’extirpent du jugement de l’autre et prennent sur eux pour nous enthousiasmer», raconte son directeur, Jean-Marc Simonin.

Cette branche de l’Armée du Salut, créée en 1988, n’a pas toujours été un centre d’accueil pour pensionnaires atteints de troubles psychiques. A ces débuts, elle était une «cour des miracles», comme l’exprime son directeur, où l’on croisait des alcooliques, des marginaux ou encore des réfugiés. Ce n’est qu’au début des années 90 que l’Office fédéral des assurances sociales l’a poussée à devenir un centre spécialisé. Aujourd’hui elle compte une centaine de pensionnaires pour 120 collaborateurs.

Solitude

25 septembre. En ce jour de fête, au cœur du quartier des Grottes, des sorcières, princesses et conteurs défilent au rythme d’une histoire. Ils se présentent aux autres, partagent, rient et mangent. Ces pensionnaires si proches de la cité, sont pourtant à mille lieues de son effervescence. Leurs pathologies psychiques les mettent à part. «A travers ces maladies, on retrouve la solitude et la difficulté à entrer en relation», explique Jean-Marc Simonin. «Notre maison leur offre l’opportunité de se poser quelque part, d’avoir le temps de vivre et d’être accompagné.»

Pour son directeur adjoint, Patrick Rossetti, cet anniversaire marque principalement le changement. Notamment de l’accueil, où l’accompagnement et la spiritualité sont mis en avant. «Notre image a aussi beaucoup évolué. Au départ, les gens ne percevaient que le côté fanfare, marmite et communautaire. Aujourd’hui, ils ont vu qu’il y avait quelque chose de professionnel.»

Un tremplin vers la réinsertion

Selon les deux hommes à la tête du Centre-Espoir, ce 25e anniversaire représente surtout une incroyable aventure humaine. Et plus concrètement? «Après 23 ans, je me trouve continuellement enrichi par ces rencontres», explique le directeur. Et son adjoint de poursuivre sur «la satisfaction de réaliser que les personnes sont prises en considération, qu’elles peuvent s’autodéterminer.»

Et pour le futur, un accent particulier sera mis sur le lien avec les entreprises, qui elles ne sont pas encore tout à fait prêtes à employer des personnes présentant des troubles psychiques. Avec le souhait, d’un jour peut être, pouvoir figurer comme réel tremplin: voir les pensionnaires partir et vivre de manière autonome. (TDG)

Créé: 25.09.2013, 18h51

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