Des centaines de personnes dénoncent "l'injustice envers les animaux"

ManifestationLa Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme a réuni beaucoup de monde dans les rues de Genève. Explications et récit au trot.

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La cause animale a ses défenseurs. Jusqu’à Genève qui servait, ce samedi, de lieu de rassemblement en marge de la Journée mondiale pour la Fin du Spécisme (JMFS). Pleines, les marges, de sympathisants motivés pour lutter contre cette forme de racisme (sic) qui considère que «la vie et les intérêts des animaux peuvent être négligés simplement parce qu’ils sont d’une autre espèce».

Les quelque 500 personnes réunies sur la place de la Navigation en début d’après-midi disent l’exact contraire. «Nous sommes tous égaux devant la mort et le bonheur», résume une participante. Les banderoles martèlent le même message et les ignorants qui n’ont pas compris peuvent s’accrocher à la rime riche des slogans qui commencent à animer l’espace aux abords de la fontaine. Citation: «Entends les cris du désespoir, regarde les crimes des abattoirs.» Un chien aboie sur le trottoir de la rue des Pâquis, un autre enroule de joie les mollets de sa maîtresse avec sa laisse télescopique.

"Ni dans les labos, ni dans les frigos"

Rassembleuse et énergique, la manif. A la fin des discours, l’auditoire a presque doublé: pas loin de mille participants. Un cortège à pied qui, sur le coup de 15h, remplit à lui seul la totalité du pont des Bergues, avant de remonter en direction de la cathédrale où un happening très visuel a été programmé. La chaleur ne calme pas les ardeurs. Au contraire. «Ni dans les labos, ni dans les frigos, justice pour les animaux», répète en boucle le porteur de micro en tête de cortège.

Un cortège mélangeant tous les âges mais majoritairement féminin. «C’est normal, les femmes ont davantage de sensibilité et elles osent la montrer, note l’une d’elles. Les hommes sont chasseurs…» Bon d’accord. Sauf peut-être dans le canton de Genève, qui a aboli la chasse depuis belle lurette. Ces particularités cantonales ne sont pas le sujet du jour. Les gens qui, chacun dans sa langue, lancent des «Ja zum Altruismus; Nein zum Speziesismus» sont venus parfois de très loin, en trains, en cars et en voitures.

Chiens, cochons, poules

Sur les panneaux qu’ils brandissent, des regards d’animaux en gros plan, des chiens, des cochons, des poules et des poissons. Ils nous regardent au pied de la cathédrale, dans un silence funèbre. Ce moment de recueillement symbolise le deuil, aux yeux des organisateurs. Les mines sont fermées et tristes.

Elles se souviennent de cet «être séquestré et violé» dont a parlé une jeune oratrice en détaillant les sévices infligés. Avant d’ajouter: «Il pourrait s’agir d’une femme. Il s’agit d’une vache contrainte à l’insémination artificielle."

Dans une société, la nôtre, qui souffre de maladies en «ismes», les causes finissent par se rejoindre au ras du bitume. «Luttons contre toutes les formes de discrimination, du sexisme au spécisme», conclut la même oratrice. Applaudissements nourris et succès confirmé pour cette journée de marche, conférences et actions spectaculaires en faveur de nos frères, les animaux. (TDG)

Créé: 22.08.2015, 17h12

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