Le casting de l’élection au Conseil d’Etat se précise

Elections cantonales La plupart des partis ont déterminé leurs candidats. Ils devraient être moins nombreux qu’en 2013.

En  2018, quels seront les prochains conseillers d'Etat à prêter serment?

En 2018, quels seront les prochains conseillers d'Etat à prêter serment? Image: Laurent Guiraud

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Dans cinq mois, les partis devront déposer leurs listes de candidats au Conseil d’Etat au service des votations. Mais le délai va courir dès la mi-décembre. La plupart des forces ont désigné leurs représentants, ainsi que l’a démontré lundi encore le PDC. Selon notre décompte, les candidats seront un peu moins nombreux en 2018 qu’en 2013. La somme des candidatures probable devrait tourner autour de 25 contre 29 à l’époque. Faisons les comptes.

La gauche encore dispersée

«Ensemble à Gauche, qui regroupe le Droit au logement, le Parti du travail et SolidaritéS, présentera trois candidats, les députées Salika Wenger, Jocelyne Haller et moi-même», précise le permanent Pablo Cruchon.

En mai dernier, le PS a désigné, dans la souffrance, la conseillère d’Etat sortante Anne Emery-Torracinta, la conseillère administrative de la Ville de Genève Sandrine Salerno et celui de Vernier, Thierry Apothéloz. Les Verts? Un autre conseiller administratif de Vernier, Yvan Rochat, est de la partie avec Marjorie de Chastonay, présidente de la section Ville. Ils entourent le magistrat cantonal sortant Antonio Hodgers. Le PS et les Verts pourraient faire campagne commune dès le premier tour de l’élection, mais rien n’est fait.

Effectif complet? Non, car il manque à gauche la «Liste pour Genève», formée de La Gauche et des Radicaux de gauche. «On avance, on est en train de réfléchir à notre plate-forme et de recruter nos candidats», explique le député PRG, Pierre Gauthier. Une candidature au Conseil d’Etat est-elle possible? Rien n’est arrêté. En l’état, la gauche compte donc 9 candidats, contre 13 en 2013.

Le PLR attend Maudet

Le PDC représente ses sortants, Serge Dal Busco et Luc Barthassat, mais le PLR est en stand-by en attendant le 20 septembre, date de l’élection du successeur de Didier Burkhalter. Pour l’heure le parti leader de l’Entente recense trois candidats: Pierre Maudet, Nathalie Fontanet et Alexandre de Senarclens. Le 21 septembre, le PLR a prévu un comité pour examiner la situation.

Si Pierre Maudet quitte Genève pour Berne, une assemblée sera convoquée pour désigner un nouveau candidat. Alexandre de Senarclens espère que «des poids lourds se décideront». Qui? A voir. Quoi qu’il en soit, l’Entente aura cinq candidats, comme en 2013.

La nouvelle force

L’UDC désignera à la fin du mois ses poulains. Les députés Stéphane Florey et Thomas Bläsi sont en lice. Cela tombe bien, car l’UDC a prévu de ne présenter que deux candidats.

On pensait a priori que le MCG, avec lequel l’UDC compose la Nouvelle Force, ne présenterait qu’un seul candidat, le magistrat sortant Mauro Poggia. «Mais rien n’est arrêté», rappelle François Baertschi. Le MCG fera son choix définitif en novembre et il ne sera probablement pas étranger aux manœuvres d’un de ses fondateurs, le député indépendant Eric Stauffer. En 2013, la Nouvelle Force avait présenté six candidats. Cette fois ce sera trois au minimum. Malgré les intérêts électoraux réciproques, l’alliance entre les deux composantes n’est même pas certaine: «Elle va dépendre notamment des débats sur le budget cantonal», explique le président UDC Marc Fuhrmann. Pour faire bref, l’UDC trouve que le MCG dérive à gauche.

L’inconnue Stauffer

«Je présenterai mon parti le 13 septembre», avait promis le député Stauffer en juin dans nos colonnes. L’heure approche… S’il se relance, Eric Stauffer sera évidemment candidat au gouvernement. La perspective fera frémir d’aise la gauche et l’Entente et inquiétera le MCG et l’UDC.

D’autres petits partis devraient aussi être de la partie. Le président des Vert’libéraux, Alexandre Peyraud, annonce deux candidats probables au gouvernement. «La gauche est divisée, le MCG est en difficulté, il y a de l’espace pour nous», assure-t-il. En 2013, les Vert’libéraux, n’avaient qu’un candidat au Conseil d’Etat. Les Pirates renoncent, eux. «Sauf mutation, nous n’aurons pas de candidats, ce qui ne nous empêche pas d’être actifs au niveau suisse», explique le président ad interim Daniel Ceszkowski. En 2013, les Pirates avaient lancé trois des leurs à l’abordage du gouvernement. Par ailleurs, une ou deux candidatures «folkloriques», comme celle du «Prophète», sont aussi attendues.

(TDG)

Créé: 08.09.2017, 18h38

En bref

En 2013, 29 candidats s’étaient présentés au Conseil d’Etat. Pour l’heure, en vue des élections d’avril 2018, 15 candidats ont été adoubés (PS, Verts, EàG, PDC, PLR). Cinq sont annoncés (UDC, Verts libéraux et la candidature du Prophète). Trois ou quatre sont encore possibles: (Eric Stauffer et des acolytes, des représentants de la liste pour Genève.)
M.Bn.

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