Carouge répare des objets électroniques

SolutionLa Ville, qui collabore avec le CFPT, propose de redonner une seconde vie aux objets électroniques.

Les élèves du Centre de formation professionnelle technique de Genève qui participent à cet atelier évitent ainsi un énorme gaspillage.

Les élèves du Centre de formation professionnelle technique de Genève qui participent à cet atelier évitent ainsi un énorme gaspillage. Image: LAURENT GUIRAUD

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Début octobre a eu lieu un des quatre ateliers annuels de réparation d’objets électroniques. Celui-ci s’est installé à la Maison de quartier de Carouge, le temps d’une soirée.

Cet atelier est organisé et subventionné par la Ville de Carouge, qui collabore avec le Centre de formation professionnelle technique de Genève (CFPT), en particulier avec les élèves de son École d’électronique. Son origine remonte à 2001, date à laquelle Genève s’est doté d’un Agenda 21, c’est-à-dire d’un carnet de route pour le XXIe siècle, permettant à toute collectivité locale de se fixer des objectifs de développement durable et de les réaliser.

Dans ce cadre, Carouge a l’ambition de devenir la première ville suisse «zéro déchet», en suivant les principes suivants: réduire, réutiliser/réparer et recycler/composter; auxquels on peut ajouter louer, partager, échanger, acheter d’occasion ou fabriquer soi-même.

Mon grille-pain, comme neuf!

De manière générale, la Ville essaie d’encourager les habitants à adopter des comportements qui débutent même avant le recyclage pour éviter la production de déchets. Carouge met alors en place une série d’ateliers, dont celui-ci qui est particulièrement dans l’air du temps. De nombreux projets liés à ce programme sont ouverts à tous et peu chers! L’atelier a lieu quatre fois par année, sans compter sa présence au vide-greniers de Carouge, et connaît toujours un succès fou. Malheureusement, il est uniquement accessible aux habitants de Carouge, qui n’ont rien besoin de payer.

La démarche ici est simple: il faut envoyer un mail à surb@carouge.ch ou téléphoner au 022 307 89 12, en mentionnant son adresse, son numéro de téléphone et le type d’appareil à réparer. Puis, le jour J, on se rend sur place avec celui-ci, et les élèves du CFPT bricolent devant vous, sous la surveillance de leur professeur d’atelier.

J’ai moi-même amené un grille-pain qui ne fonctionnait plus, et en une vingtaine de minutes, il m’a été rendu comme neuf. L’aimant permettant la continuité du circuit électrique qui fait chauffer le grille-pain était tout simplement sale. Comme quoi, il aurait été dommage de m’en débarrasser pour une cause pareille.

Bonne ambiance

Divers objets ont été apportés par les habitants, comme une machine à café, plusieurs lampes, une trottinette électrique ou encore un lecteur-enregistreur de cassettes stéréo et radio datant de 1983. Et, selon les élèves, pratiquement tout est réparable! «C’est très intéressant de participer parce que ça me permet de travailler sur des objets du quotidien, sur lesquels on n’a pas l’habitude de se pencher en classe, raconte un élève du CFPT. En plus, on est rémunérés, et la participation à l’atelier nous décharge d’une demi-journée de cours. C’est la troisième fois que je le fais, et c’est un superapprentissage.» Un habitant du quartier venu faire réparer avec son fils un lecteur CD en forme de la voiture Flash McQueen explique: «C’est la deuxième fois que je viens. J’avais déjà apporté une chaîne hi-fi de 1999, qui a été réparée et fonctionne à nouveau parfaitement. J’aime beaucoup l’ambiance générale entre les élèves et leur relation avec leur professeur. Une telle collaboration est bénéfique pour tout le monde en plus! Nous, on nous répare nos objets gratuitement plutôt que de les jeter, et eux apprennent à être à l’aise avec leurs clients en se confrontant à nous.»

Créé: 08.10.2019, 19h48

Problème

«Les objets électroniques sont difficiles à réparer. La conséquence est que dès qu’ils ne fonctionnent plus ou mal, on a tendance à directement les jeter.

Le gaspillage est énorme, cher et surtout inutile.» C’est ainsi qu’Alice Charpigny, cheffe de projet développement durable pour Carouge, explique le problème
de ces appareils défectueux.

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