Carlos Ghosn restera-t-il dans la Fondation Interpol?

Fondations genevoisesLes responsables du conseil de cette entité genevoise financée par les Emirats arabes unis attendent de recevoir des informations plus détaillées sur la situation de l’un de ses huit membres.

Carlos Ghosn.

Carlos Ghosn. Image: Reuters

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L’assemblée générale annuelle d’Interpol à Dubaï est à peine close qu’une autre réunion d’une entité liée à l’organisation de police s’apprête à se tenir. Ce jeudi, le conseil de la Fondation Interpol pour un monde plus sûr, basée à Genève, fait le point sur ses travaux consistant à soutenir financièrement Interpol dans, notamment, la lutte contre le terrorisme ou la cybercriminalité. En 2017, les Emirats arabes unis ont versé 50 millions d’euros (environ 57,5 millions de francs) sur cinq ans à cette entité. Un point, si ce n’est à l’ordre du jour, du moins en coulisses, s’invite dans cette réunion: la situation de l’un de ses huit membres, Carlos Ghosn. Accusé par la justice japonaise de fraude fiscale et de détournement de fonds à des fins personnelles, le patron des marques automobiles Renault et Nissan a été arrêté lundi à Tokyo. Il est placé en garde à vue pour environ dix jours.

Interpol garde le silence

Parmi ses nombreux poste, l’industriel est l’un des huit membres de la fondation. Restera-t-il en fonction? “La Fondation a été informée lundi par voie de presse de la situation de Monsieur Ghosn et attend de recevoir des informations détaillées et confirmées afin d’évaluer la position de Monsieur Ghosn comme Membre du Conseil de Fondation”, indique son président, l’homme d’affaires libanais Elias Murr, via son porte-parole, le consultant Georges Zecchin. “Pour ce qui a trait à la réputation de la Fondation, la présomption d’innocence est un élément à prendre en compte dans le cadre de l’évaluation de la situation”, ajoutent les responsables de cette fondation, dirigée par l’ancien procureur genevois Jean-Bernard Schmid (lire notre édition du 19 octobre). De son côté, Interpol se refuse à se prononcer sur ce cas, estimant qu’il s’agit des affaires internes à la fondation. Rappelons que cette entité créée en 2013 a notamment été voulue par Ronald Noble, ancien patron d’Interpol. L’Américain était désireux de permettre à des organismes non liés aux Etats de financer l’organisation de police pour en accroître les moyens. Son successeur, l’Allemand Jürgen Stock, siège aussi au sein de ce conseil, mais sans droit de signature.

Un prince et un sheikh

Cet aéropage est complété par deux autres français, l’industriel Olivier Dassault et Serge Telle, ministre d’Etat de la principauté de Monaco, les avocats libanais Zeina Wakim et Carlos Abou Jaoudé et l’homme d’affaires pakistanais Arif Naqvi, basé à Dubaï. Cette fondation genevoise peut aussi compter sur un conseil honoraire garni de personnalités de stature internationale parmi lesquelles le prince Albert de Monaco ou l’industriel Ratan Tata, qui domine le principal conglomérat économique d’Inde. Sans oublier le sheick Mansour bin Zayed Al-Nahyan, demi-frère du président des Emirats arabes unis et propriétaire du club de football Manchester City, qui caracole en tête du classement anglais.

Créé: 21.11.2018, 16h22

Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Après l'accord avec l'UE, Johnson doit convaincre le Parlement
Plus...