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Le Canton tente de verdir ses opérations d’emprunt

C’est une première en Suisse. Serge Dal Busco souhaite émettre ce mois des obligations vertes.

Les emprunts seront utilisés pour financer des bâtiments à haute performance énergétique dans le domaine de la santé comme la Maternité.
Les emprunts seront utilisés pour financer des bâtiments à haute performance énergétique dans le domaine de la santé comme la Maternité.
P. Frautschi

Leur nom est «bond», «green bond». En pleine expansion sur les marchés financiers depuis 2015, le phénomène des obligations vertes (qui financent des projets répondant à des critères environnementaux précis) a suscité l’intérêt du Département des finances. Serge Dal Busco a annoncé mardi que l’État prévoit de tester ce nouveau type d’emprunt dans le courant de novembre.

«À notre connaissance, c’est la première fois qu’une collectivité publique en Suisse lancerait un emprunt de ce type, précise le conseiller d’État. C’est la concrétisation dans le domaine financier de notre engagement envers le développement durable qui, par ailleurs, est une obligation constitutionnelle.»

Potentiel de 669 millions

Les fonds collectés avec cet emprunt seront utilisés pour financer et refinancer des bâtiments à haute performance énergétique dans le domaine de la santé et de la recherche médicale. Il s’agit du Centre médical universitaire (étapes 5 et 6), du bâtiment des lits de l’Hôpital et de la Maternité (étape 3.3). «Ces infrastructures sont en grande partie achevées, nous ne prenons donc aucun risque tant sur les délais que sur les performances énergétiques attendues», ajoute Pierre Béguet, le directeur général des finances. Une précaution importante car il y aura des comptes à rendre aux investisseurs durant la période d’allocation des fonds. Potentiellement, l’emprunt obligataire pourrait aller jusqu’à 669 millions de francs, soit les montants alloués pour les trois bâtiments.

Un test du marché

«C’est théorique car tant la durée de l’obligation que le montant ne sont pas fixés», explique Adriana Jost, la directrice de la trésorerie générale de l’État. Il s’agit en effet d’un test. Le but est justement de voir comment réagira le marché, si ces obligations trouvent preneurs et attirent de nouveaux investisseurs. Les caisses de pension et les fonds spécialisés sont particulièrement visés.

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