Le candidat à la Mairie Simon Brandt n’a pas consulté la main courante de la police

GenèveLe Ministère public genevois blanchit le PLR sur l’un des volets de la procédure.

Image: Laurent Guiraud

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le Ministère public genevois blanchit le candidat PLR à la Mairie de la Ville de Genève sur un volet de la procédure. Le conseiller municipal n’a pas consulté la main courante de la police.


Lire aussi: Fallait-il frapper aussi fort?


«En ce qui concerne le reproche qui était fait à Simon Brandt en tant que collaborateur de la police, le Ministère public a reçu ce jour un rapport de l’IGS (ndlr: l’Inspection générale des services), qui, après une analyse approfondie, constate qu’aucun indice ne vient confirmer la consultation par Simon Brandt d’une inscription au journal de la police (ou main courante)», peut-on lire dans le communiqué du Parquet, transmis ce mardi. Raison pour laquelle le Ministère public a décidé de classer ce volet de la procédure.

Pour rappel, la justice genevoise avait ouvert en juin 2019 une instruction visant l’élu libéral-radical, qui concernait de potentielles violations de ses secrets de fonction, tant en sa qualité de conseiller municipal de la Ville de Genève que de collaborateur du service d’analyse stratégique de la police.

Simon Brandt a été convoqué mardi après-midi par le Ministère public, qui l’a informé du classement partiel de la procédure pour violation du secret de fonction.

«Immense soulagement»

Cette nouvelle ravit l’élu au Municipal. «C’est un immense soulagement», rappelle celui qui a subi trois perquisitions, à son domicile, celui de son ex-amie et celui de sa mère, en juin puis à la mi-décembre. «J’ai toujours clamé que j’étais innocent.»

Mais le candidat à la Mairie de la Ville de Genève, arrêté au petit matin lors d’une opération menée dans plusieurs lieux par une dizaine de policiers le 13 décembre dernier, fulmine également: «Pourquoi n’a-t-on pas vérifié que je n’avais jamais eu accès à cette main courante avant de m’interpeller manu militari? On m’a traité comme un criminel, mis à nu, passé les menottes et fouillé!»

Un rapport public

Quid de l’autre volet, soit la transmission présumée du rapport sur les frais des employés de la Ville à la presse? «C’est une plaisanterie! On m’a traité ainsi pour avoir parlé à un journaliste?» Rappelons que le préposé à la transparence avait estimé que le fameux rapport était public, plusieurs mois après sa fuite dans la presse. Refusant de le transmettre, la Ville s’était opposée à cette décision.

La section municipale du PLR, elle, a fait recours. Une procédure auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice est en cours. «Si la justice décide que ce rapport est public, il ne restera rien, analyse Simon Brandt. J’attends aujourd’hui des excuses.»

Créé: 25.02.2020, 17h16

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

C'est le week-end: restez chez vous!
Plus...