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Après un cancer, le rejet de la société

Des médecins et des responsables appellent à employer les personnes qui ont guéri ou qui vivent avec la maladie.

Entre les traitements, une reprise de l’activité est parfois possible et voulue, «mais le système, basé sur la performance, ne le permet pas», regrette le professeur de cancérologie Pierre-Yves Dietrich.
Entre les traitements, une reprise de l’activité est parfois possible et voulue, «mais le système, basé sur la performance, ne le permet pas», regrette le professeur de cancérologie Pierre-Yves Dietrich.
Laurent Guiraud

«Le pronostic vital des personnes souffrant de cancer s’est nettement amélioré, mais beaucoup de personnes ne sortent pas la tête de l’eau car la société ne les accueille plus, déplore le professeur Pierre-Yves Dietrich, chef du département d’oncologie des Hôpitaux universitaires de Genève. Certaines plongent dans une grande précarité. Des familles se fissurent. Et le problème augmente de manière importante.» Le médecin est à l’origine d’une table ronde sur ce thème qui le touche de près*. «C’est notre quotidien: sur 1000 nouveaux cas de cancer, 200 patients vivent ce type de difficultés.»

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