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Au Campus Biotech, la Nuit des musées explore le cerveau humain

Une trentaine d’institutions ont ouvert leurs portes pour cette 5e édition, qui a attiré 16 400 visiteurs.

Genève, le 20 mai 2017. Dans le cadre de la Nuit des musées, le Campus Biotech a ouvert ses portes au public en proposant des jeux, des performances, des ateliers et des démonstrations autour de la science. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 20 mai 2017. Dans le cadre de la Nuit des musées, le Campus Biotech a ouvert ses portes au public en proposant des jeux, des performances, des ateliers et des démonstrations autour de la science. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 20 mai 2017.  Dans le cadre de la Nuit des musées, le Campus Biotech a ouvert ses portes au public en proposant des jeux, des performances, des ateliers et des démonstrations autour de la science. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 20 mai 2017. Dans le cadre de la Nuit des musées, le Campus Biotech a ouvert ses portes au public en proposant des jeux, des performances, des ateliers et des démonstrations autour de la science. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 20 mai 2017. Dans le cadre de la Nuit des musées, le Campus Biotech a ouvert ses portes au public en proposant des jeux, des performances, des ateliers et des démonstrations autour de la science. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
Genève, le 20 mai 2017. Dans le cadre de la Nuit des musées, le Campus Biotech a ouvert ses portes au public en proposant des jeux, des performances, des ateliers et des démonstrations autour de la science. ©Tribune de Genève/Pierre Albouy
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Dans le copieux programme de la Nuit des musées, 5e édition samedi et dimanche, on avait le choix entre 31 institutions muséales pour un total de 240 activités. De l’atelier de bougies célébrant les 500 ans de la Réforme à la visite à la lampe de poche des berges de Vessy, 16 400 visiteurs ont fait le déplacement. Fréquentation stable: la Nuit des musées plaît toujours autant. On est ravi. D’autant plus que le fameux Campus Biotech, site haut de gamme de l’Université de Genève, ouvrait lui aussi ses portes. Pour fêter l’achèvement de douze années de recherche en sciences affectives, tout l’attirail des laboratoires maison s’exposait à la curiosité des visiteurs.

D’abord, c’est la perspective de visiter un lieu d’ordinaire inaccessible qui séduit. Pénétrer dans le coffre-fort genevois de la cognition: la proposition avait de quoi séduire. Premier émoi en arrivant devant le campus: les tourniquets ultrasécurisés ont baissé la garde, momentanément certes. On entre, presque inquiet, dans cet immense hall serpentant entre les étages de bureaux. Quelle n’est pas notre surprise d’y entendre de la musique. La panthère rose, puis Les quatre saisons de Vivaldi. Hautbois, basson, cor d’harmonie, un orchestre de chambre se prête à l’expérience. Le public est appelé à participer. Qui veut diriger à la baguette? Vous, Madame? Un, deux, trois, quatre, il faut battre la mesure sans faiblir.

Pendant ce temps, surveillés par des capteurs, les regards des musiciens sont analysés sur un écran de contrôle. Le chef d’orchestre a-t-il perdu le fil? Les regards que se jettent les musiciens indiquent bien que l’orchestre tente de garder le rythme, malgré tout. Au micro, un scientifique donne ses explications: la «résilience organisationnelle», c’est le terme employé ici, pourrait aussi bien s’appliquer à la coordination d’un bataillon de pompiers.

Archet ou extincteur, l’imagination du visiteur se met en marche, fasciné encore par l’oculomètre, qui permet de voir ce que vous regardez à l’écran, plus loin un électroencéphalogramme mesurant l’activité du cerveau lorsqu’on écoute de la musique (les enfants, comme les adultes, adorent faire le cobaye). On débouche enfin sur le stand «L’humain augmenté». Hôte bionique, technologie implantée: la terminologie, elle aussi, est «augmentée». Sur un panneau effaçable, quelqu’un – un visiteur? – a écrit: «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.» On médite en direction de la sortie. Au stand bricolage, les enfants ont fabriqué des visages dotés d’émotions. Papier, colle, ciseaux: la curiosité scientifique ne serait rien sans le travail de l’imagination.

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