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Comment calmer notre faim de voyages en avion

Le transport aérien génère 10% des émissions de CO2 en Suisse. Contenir sa croissance paraît difficile, en raison d’un cadre juridique très favorable à l’aviation.

Avec 148 destinations, l’aéroport dispose d’une grande connectivité, mais celle-ci a bientôt atteint sa limite.
Avec 148 destinations, l’aéroport dispose d’une grande connectivité, mais celle-ci a bientôt atteint sa limite.
Magali Girardin

Que se passe-t-il à l’aéroport de Genève? Pour la première fois depuis longtemps, la croissance est au ralenti. Le nombre de passagers a très peu augmenté en 2018 et le nombre de vols a même chuté (lire ci-dessous).

Si ces chiffres surprennent au vu de la forte croissance de ces dernières années, c’est surtout la réaction de son directeur général qui étonne. Lors de la présentation de ces données, hier, André Schneider n’a montré aucun signe d’inquiétude. Il a même paru ouvert à l’idée d’une remise en question, fût-elle modeste, de nos habitudes aériennes. «Il est évident qu’il faut une discussion sociétale sur le besoin de voyages d’agrément», a-t-il reconnu.

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