Passer au contenu principal

Les «cadenas d’amour» se fixent au Pont de l’Ile

Ce phénomène mondial est visible dans la cité Calvin où les amoureux scellent leur union sur les ponts de l’Ile et de la Machine.

Genève, ville romantique. L’été dernier, des «cadenas d’amour» ont timidement fleuri sur le pont de l’Ile et la plate-forme du pont de la Machine. Des amoureux y accrochent un verrou symbolisant le vœu d’une relation éternelle avant de jeter la clé dans le Rhône. Au-delà de l’image d’Epinal d’un couple s'abreuvant d'amour et d'eau fraîche de la rade, ce phénomène questionne toutes les autorités municipales confrontées à cette mode. «J’ai demandé à ce que la Voirie enlève tous les cadenas sauf au Pont de l’Île», explique Guillaume Barazzone, magistrat en charge de l’environnement urbain en Ville de Genève. En gardant un seul emplacement, le conseiller administratif souhaite conserver l’esprit des «cadenas d’amour» tout en évitant une prolifération éparse, peu esthétique. Les quelques verrous du pont de la Machine ne passeront donc pas l’hiver.

Au delà des considérations esthétiques, ce phénomène pose des problèmes de sécurité dans les cités européennes prisées pour leur romantisme. Ainsi, l’accumulation de cadenas sur les pans grillagés du Pont des Arts à Paris fragilise le patrimoine, faisant plier les grilles. Pour l’heure, la mairie refuse d’interdire cette pratique, par peur d’entacher l’image touristique de la capitale. D’autres villes ont choisi la méthode forte. Rome l’interdit, sous peine d’une amende de 50 euros. Ingénieuses, les autorités moscovites ont quant à elles installé sur le pont Loujkov des arbres métalliques que les couples fleurissent. Une attraction très prisée des touristes.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.