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Un burkini met fin à une sortie en famille

Une femme s’est vu refuser l’accès au bord du bassin à Carouge. Motif invoqué: la religion.

Pour Luis, sa femme et leurs trois enfants, la journée de samedi ne s’est pas tout à fait déroulée comme prévu. Tout allait bien… jusqu’à ce que le burkini de Madame ne précipite la fin de la sortie à la piscine de Carouge. En arrivant, la maman demande au sauveteur si elle a le droit d’accompagner ses enfants dans l’eau vêtue de son maillot de bain islamique. Refus catégorique, mais courtois. Elle reste au bord du bassin, jusqu’à ce qu’un autre gardien lui demande de quitter la zone de baignade.

Le couple demande alors à voir un responsable. Explication: le burkini est interdit car il constitue un signe distinctif religieux. «Nous avons été subjugués par ce jugement de valeur indigne de ce pays libre auquel je tiens tant. A la question des autres signes distinctifs, comme les croix, on nous a répondu qu’il était impossible de les surveiller. Il apparaît donc que seule la religion musulmane est proscrite», relate Luis, fils d’un immigré portugais, arrivé à Genève à l’âge de 5 ans.

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