Les bulletins de vote fleurissent sur les réseaux sociaux

communication politiqueConsigne de vote ou affirmation d’opinions : les raisons de diffuser une photo de son bulletin sont multiples.

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Photographier son bulletin de vote et le mettre sur les réseaux sociaux est devenu une nouvelle mode. Martin Grandjean, Delphine Perrella Gabus ou encore le parti des verts libéraux, nombreuses sont les personnalités qui communiquent par ce biais. Martin Grandjean, doctorant à l’université de Lausanne et spécialiste du monde numérique, analyse le phénomène : «C’est une excellente méthode de communication. Une photographie est un moyen visuel et personnel de faire passer un message et le support de vote connu de tous est facilement déchiffrable.»

Selon le spécialiste, l’arrivée en masse des politiques sur les réseaux sociaux nous donne l’impression que la vie politique s’y déroule. «Dans certains cas, la publication fait office de consigne de vote ou simplement de piqûre de rappel pour l’échéance», explique Martin Grandjean. On l’observe notamment dans les groupes affiliés à des partis ou lorsque que l’image est dépourvue d’opinions. «Pour l’instant, la plupart des bulletins appartiennent à des personnes engagées en politique, mais cette pratique est appelée à se démocratiser», ajoute le spécialiste.

L'avis de «Monsieur-tout-le-monde»

«Publier son bulletin sur internet est aussi un moyen d’affirmer son identité vis-à-vis de ses proches», rappelle le doctorant. Selon lui, ces dernières années ont vu les opinions politiques passer du domaine privé au domaine public. «Les personnes cherchent à susciter la réflexion et le débat, ajoute Martin Grandjean. Elles souhaitent connaître l’avis de «Monsieur-tout-le-monde» en plus de celui des politiciens. Lorsque je donne ma position, je reçois souvent des remerciements de personnes qui étaient jusqu’alors indécises.»

Quelles conséquences peuvent-avoir de telles publications ? «Je ne crois pas que l’on puisse tisser un lien direct entre la diffusion de bulletins et le résultat des votations, déclare Martin Grandjean. Cette pratique est encore beaucoup trop marginale.» Sur la question de la confidentialité des données, le spécialiste note que Facebook accueille davantage la nouvelle mode, que d’autres réseaux plus ouverts. «Cette plateforme a une configuration qui permet un débat d’ordre privé, explique le doctorant. On y est en contact avec un cercle plus restreint de connaissances. Les risques que la photo fasse «boule-de-neige» sont moins importants.»

Créé: 26.09.2013, 15h55

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